Plurielle

D’abord humain

8 août, 2009

Épines et autres broutilles

Épines et autres broutilles dans amours couverturefemmevacanteAlice a quitté son mari et ses trois enfants pour suivre un homme. L’histoire ne dure pas. Elle se retrouve seule, déchirée. C’est dans la rencontre avec Adèle et son lourd secret qu’Alice affrontera une réalité – Être amoureuse est différent d’aimer.

Pleine page éditions, roman, septembre 2007

 

 

 

Petites violences du quotidien : énumération

Jardin : steppe ou pampa bordé d’arbustes ou de plantes qui « m’appartiennent ». Entendre que j’ai acheté, planté quelquefois et qu’il ruminations.jpgm’appartient d’arroser.

Combiné téléphonique : que j’ai choisi alors que je n’y connais rien. Je dois le changer quand il n’est plus performant.

Messages  : Je suis la seule à voir clignoter la diode ! Normal, c’est mon téléphone.

Véhicule :  choisi et acheté sans concertation donc de la vidange à la panne moteur : ce sont mes affaires.

Table,  barnum et  chaises de jardin s’abiment d’être exposés aux intempéries en toute saison : aucune importance, je suis seule à en savoir le prix.

Tapis de seuils, fonds d’éviers et autres serpillères gênent : jetés dehors ils finiront bien par se désintégrer.

J’ai chaud ou froid : il ne fait pas chaud ou froid ! Je suis bizarre, objectivement il ne fait pas chaud ou froid.

Enfants :êtres plus ou moins immatures, témoins de projets inachevés. Entités générant investissement et obligations.

Liberté : concept où plaisir et réalité s’opposent et s’affrontent tour à tour.

Communication : tentative délicate de faire cohabiter intérêts personnels et intérêts collectifs.

Silence : langage souvent assourdissant.

Couche-tôt, couche-tard, bec sucré, bec salé, bavard, taciturne.

 

 

Les douces violences : théorie

doucesviolences.jpgLe concept de « douce violence » est aujourd’hui entré dans le langage professionnel. Élaboré dans le secteur de la petite enfance, il prend aujourd’hui une place plus importante en s’étendant à tous les moments de la vie : de la naissance au grand âge.

Repérer et éviter les douces violences dans « l’anodin du quotidien » s’inscrit dans une réflexion plaçant l’être humain au cœur de toute relation, dans le respect de son humanité.

Notre vie quotidienne est finalement remplie de petites habitudes qui s’installent au fil du temps « parce qu’on a toujours fait comme ça » les jugements infondés, les paroles inadaptées, les gestes maladroits semblent parfois tellement plus faciles que d’avoir à s’interroger sur la manière dont ils seront reçus.

Le quotidien s’inscrit alors sur une mosaïque de « douces violences » en toile de fond d’une vie pourtant bien organisée, parfois même en contradiction avec les valeurs éducatives et morales…

Des petits « couacs » où le temps nous presse, le jugement nous rassure, le résultat prend le dessus sur la rencontre.

De la naissance à la vieillesse, la « douce violence » habite notre quotidien. Il faut aller vite, ne pas se poser de question. La douce violence est une manière d’être « banalisée ».

Jour après jour, elle s’infiltre dans nos relations, souvent à notre insu, parce qu’elle se transmet facilement, et apporte souvent des résultats immédiats et concrets. Elle impose, juge, permet de ne pas s’encombrer d’états d’âme.

Dans bien des cas le « on a toujours fait comme ça » se pose comme une excuse, contournant ainsi toute réflexion.

 

 

 

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Violences domestiques : en pratique

Je ne vis pas de violences télévisuelles. Mes enfants ont peu entendu de disputes, il n’y a pas de conflits ouverts. Que nenni ! Tout est policé et je suis seule à éclater de voix. La violence a de nombreux visages y compris celui de camper sur ses positions pour que l’autre finisse pas se découvrir. Jouer la montre ou miser sur l’usure prévisible de l’autre. Ne jamais sortir du cadre, se contenter de tendre des filets, invisible pour le non-initié. Rien ne filtre hormis une sourde tension en permanence et sans répit.

En résumé, quand les choix, les goûts, les aspirations de l’un ne peuvent plus composer avec les choix de l’autre : que reste t-il ?

L’enveloppe vide, la carcasse de ce qui fut.

On ne fait pas le bouche à bouche à un mort et le mythe de l’amour qui renait de ses cendres, s’il nourrit les espoirs des enfants, ne reflète pas la réalité. Rien ne magnifie la souffrance de ceux qui se séparent. Rien n’oblige à reproduire les modèles des autres. On peut créer ses propres réponses. Accepter la liberté que l’autre a de faire mieux, mal ou moins bien selon des critères qui ne sont pas les nôtres. Tirer un trait sans se haïr, sans renier les bons moments passés. Permettre que chacun se (re)construise et parvienne à son épanouissement.

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30 juillet, 2009

Amitié

Classé dans : amours,bavardages,chronique,humeurs,reflexions,societe,travail social — kinkajouunblogfr @ 2:17

Il y a quelques temps déjà, j’ai découvert ce blog  http://enfantissages.free.fr/ , une question y était posée concernant les mots préférés. Pour des raisons obscures,cette question me fait penser à l’amitié.1784877788small.jpg

Ai-je cinq mots préférés ? J’extrapole, mais ai-je cinq mots, cinq lieux, cinq chansons, cinq livres, cinq personnes préférés ? Pas sûr !

À l’époque pourtant j’avais trouvé cinq mots :

Plénitude : me renvoie à l’extase des mes trois grossesses

Tolérante : parce que je ne le suis pas si cela consiste à tout accepter des autres au motif qu’on est tous pareils et différents.

Exigence : parce que je  suis exigeante avec moi.

Mot : vecteur indispensable à ma vie, à l’écrit et à l’oral.

Demain : parce qu’il sera forcément plus beau qu’aujourd’hui si je m’y applique !

S’il y en avait six, le sixième aurait été amitié. J’ai en effet autant de mal avec l’amitié qu’avec l’amour. Toutes mes amitiés furent éphémères, très intenses mais éphémères. J’ai parfois considéré comme amitiés des relations qui n’en étaient pas ! Mes amitiés sont toujours des histoires de partage se créant au fil des rencontres. De durables, il n’y en a que deux ou trois : Claudia, Claudy, Rhodes. Ces amitiés-là n’ont pas de fonction, elles existent par delà le temps, les circonstances et des milliers de kilomètres. On ne se voit pour ainsi dire jamais puisque la plus courte distance entre le plus proche et moi est de 770 km ! On n’entretient pas cette amitié, elle existe et il suffit d’une rencontre pour reprendre la discussion là où on l’avait laissé, 3, 6 mois ou 6 ans auparavant. On a dépassé le stade de la quotidienneté depuis longtemps par la force des choses…Mes amitiés m’apprennent à vivre les séparations puisqu’elles se vivent à distance.

Sur le plan professionnel, lorsqu’elles existent( ont existé pour être plus précise), elles donnaient une tonalité, une dynamique particulière au travail d’équipe. Il s’agissait à chaque fois de grandes histoires de coeur, souvent très précieuses à l’équilibre de chacun.

Je n’aurais plus de nouveaux amis, c’est exigeant l’amitié, il faut avoir envie de partager, savoir faire des concessions, prêter son attention, être dans la réciprocité, être ouvert sur les autres et le monde…autant de qualités qui me font défaut et qui réclament patience, tolérance entre autre. Ce capital, je l’ai épuisé. J’arrive précisément aujourd’hui à ce sinistre résultat que je voulais éviter quand j’avais vingt ans ! Est-ce le début de la fin ?

 

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26 juillet, 2009

Mésestime

manu.jpgNotre regard parle. Il parle de nous. Quand on peut accrocher son regard à celui d’un autre, on peut prendre appui et se sentir soutenu, parfois rassuré.

Certains préfèrent tourner la tête comme pour éviter un face à face menaçant. D’autres s’accrochent à une activité, lire, courir, fumer, cuisiner…D’autres encore fuient littéralement : arroser le jardin, dormir, faire du shopping, voyager…

Qu’à t-on à ne pouvoir se [le]dire ? Que cherche t-on à [ne pas] se dire ? Peut-être préfère t-on se dégager pour ne pas être confronté  à ce regard, autoritaire, moqueur ou méprisant.

On se construit aussi, et dès l’enfance à travers le regard que l’autre va nous porter. Dans des yeux qui pétillent, qui qui accompagnent, chacun construit sa propre estime de lui, persuadé alors d’avoir une véritable valeur en tant qu’individu. Vide d’estime, le regard de l’autre est une véritable menace. S’il y a de l’estime, il y a aussi une présence en attendant ce regard qui porte.

Objectivement, aujourd’hui mon regard est menaçant et je mésestime !

Je m’endors en jurant, je m’éveille en jurant. C’est mauvais signe, il y a urgence…

Pourtant, j’aimerais donner et transmettre : j’estime avoir une dette d’avoir reçu une culture riche et plurielle grâce à toutes ses composantes et sa diversité. Seule cependant une sorte de souffrance exprime ma réalité.

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