Plurielle

D’abord humain

23 août, 2009

De la génèse à l’autopsie

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Au commencement il y eut les mots, mots écrits puis sussurrés, à la fin il y eut les mots vils et salissants.

Parcours sans issue prévisible pour quiconque aurait accepté d’en définir l’essence.

Les promesses n’engagent dit-on que ceux qui y croient. Le refus de toute promesse devrait être le signe pour la mécréante que je suis.
Les mots m’attirent comme la lumière attire les papillons de nuit. Je suis un papillon de nuit mais pas que, et mes ailes sont aussi fragiles que leur vie est éphémère.

Est-ce une raison de ne pas vivre ? de laisser refroidir les braises sans s’approcher du foyer ?

Après les mots vinrent les gestes, ceux qui réchauffent quand on aime et qu’on se sent aimé. D’abord enveloppants, attirants  sans accoutumance… plaisirs des moments partagés avec délices, élaboration de projets communs, puis sans transition, distance empreinte de dégoût ne marquant plus que le rejet. Même une bête en souffrirait ! Dans cette situation, je tuerais si j’en avais les moyens… Je n’accepte pas d’être le jouet de quelqu’un puis le terrain où il s’exerce à la tyrannie. Personnellement j’ai besoin d’aimer et d’être aimée, j’ai besoin de tout ce qui va avec.

 

 

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Il aurait fallu décortiquer tous les changements : d’abord quelqu’un qui court près du train, pressé que vous en descendiez puis qui reste dans sa voiture et enfin qui dort encore quand le train entre en gare…À ce moment-là, la messe est dite : c’est facile de dire la météo à la fin de la semaine !

Tout n’a pas changé…sauf une fois il n’y a jamais eu d’effusion à la gare au moment du départ : un aéroport, c’est mieux qu’une gare et surtout ça dépend de la personne que l’on raccompagne.

Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, ça marche aussi pour les aveugles qui ne veulent point voir… J’ai cumulé les deux handicaps.
Le silence et le mépris remplacèrent finalement les mots et les gestes. N’étais-je pas assez docile, malléable ? Sacrifier mes repères, mes biens, mes enfants aurait dû en plus s’accompagner de la corruption de ce qui me fonde et me constitue ?

J’aurais dû renier mes choix, mes convictions, mon éthique, mon histoire pour la folie et la déchéance, de mon plein gré qui plus est !

Deux personnes m’avaient prévenu de la chute de cette sinistre relation, la mère de l’intéressé et un professionnel. L’une légitimant les multiples relations de son fils, l’autre en relisant mon histoire avec trois hommes-repères : mon père, mon mari et celui-là. Tous trois immobiles et refusant de façon viscérale de modifier quelque posture que ce soit : il m’appartenait de trouver comment répondre aux attentes de chacun sans me perdre.20081202eglisederonchamp70couventenconstruction1.jpg

L’un ne bougera pas dans ses croyances, l’autre ne bougera pas de son statut et le troisième ne bougera ni de ses terres ni de ses pratiques. Tous trois auraient un rapport étrange à la mère : le premier a été un nourrisson-orphelin, le second la vénère et le troisième est le seul rescapé après la mort de son frère et de son père, autres hommes de sa famille !20090620festumsaintbrs099.jpg

La fuite vis à vis du troisième m’a été recommandé avec insistance pour éviter que je ne subisse les affronts et les nombreux renoncements prévisibles et sans contrepartie :à ma perte et sans profit.

Le premier, était incontournable dans son rôle de géniteur. Le second est le géniteur de mes enfants, le troisième ne pouvait être qu’un écueil.

L’amour n’étant pas une notion « raisonnable » je n’ai pas choisi comme au supermarché de prendre ou non le fruit pourri, je n’ai pas su entendre raison. Je repars avec mes morceaux en vrac et à recoller jusqu’à la prochaine ornière.J’ai aimé avec force et passion, en toute exclusivité un polygame…Je ne chanterais plus « Fais-moi une place » en pensant à lui.
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21 août, 2009

Ça suffit maintenant ! c’est en caressant les chiens qu’on attrappe des puces…

Mais qu’est ce que je fous dans ce scénario de merde ? Même au nom de la solitude, je m’interdis dorénavant  de tels faux espoirs.mujer.jpg

Marre de ramper à force d’être à terre. Je me suis laissé tomber trop bas.

C’est quoi ce film où j’enlève les arêtes de poisson  d’une vieille qui n’est même pas ma mère ?

Elle n’a qu’à prendre du poisson gélifié si elle a des problèmes de gosier. Le gélifié a la côte chez les vieux, canicule oblige.

C’est quoi ce film où passer à table à midi dix, c’est tard ?

C’est quoi ce film où on prend la glacière pour un pique-nique rudimentaire, lors d’une sortie à caractère culturel, évacuant d’emblée le restaurant ?

C’est quoi ce plan où on donne le gras du fond des casseroles aux chats, mélangé à de l’eau mais pas le reste de viande ? Ça resservira !

C’est quoi cette demeure où un seul petit miroir à la salle de bain évite de voir sa gueule et l’agencement de ses habits ?

C’est quoi cet espace sonore où LA radio c’est France Inter et où toute forme de musicalité qui y est absente n’existe pas ?

C’est quoi ce monde où on montre son bide, ses guibolles et accessoirement ses couilles qui dépassent du short comme si on avait le physique de Brad Pitt ?artprecolombien.jpg

C’est quoi ce monde où il y a une façon très précise quasiment (prononcer quoisiment) unique de ranger le flexible de la douche?

C’est quoi ce monde où quand un autre expose ses idées, il se la pète ?

mesli.jpegC’est quoi ce monde où « je » change de chaîne de TV puis je m’en vais piquer un roupillon, face en l’air, bouche ouverte, sans égards pour l’autre personne présente ?

C’est quoi ce monde où tout automobiliste qui ne roule pas à fond la caisse au milieu de la route est perçu comme un limaçon surtout quand à pied on avance sur trois pattes ?

C’est quoi cette vie où toute communication est soliloque coupé de silences et où les rares réponses sont tirées d’un répertoire personnel servi et resservi à l’envi autocentré comme on le devine ?

C’est quoi ce monde où tricher avec les sentiments et bafouer ceux des autres sont les règles absolues ?

C’est quoi ce monde où le soir on n’allume qu’une lampe à la fois sachant que brûle là-haut toute l’année un radiateur aux frais du contribuable ?

C’est quoi ce monde où on affiche des connaissances superficielles (Google est ton ami) sans avoir rien expérimenté comme processus intellectuel personnel ?bastaya.jpg

C’est quoi ce monde où les soirées festives sont forcément gratuites et où la moyenne d’âge de 65 ans ?

 

J’avais oublié mon origine : je viens d’une culture de vraie communication, où les critiques sont acerbes, où on a le verbe haut, mais où les rencontres existent vraiment. photogrolle1.jpgDans ma culture, on ne se masturbe pas avec des concepts fumeux du genre : « je prendrais bien untel dans mes bras mais il le vivrait mal »…quand on n’embrasse même pas sa mère !

Fallait-il que je sois au désespoir pour me vouer à une relation aussi malsaine !

Était-ce juste pour avoir l’impression de ne pas céder à la pression sociale qui me disait de fuir, pour me prouver que d’un déchet je pouvais faire un homme ?

J’ai perdu ! Heureusement. C’eut été déchoir et tourner le dos à ma vie, que de me plier à toutes les contraintes de cette sinistre énumération, qui plus est dans une contrée fort peu accueillante à mon gré.

Bref, j’aurais dû me méfier de celui qui n’avait rien à perdre et des mirages genre cadeaux de la mort.

Le dépit, amoureux en l’occurrence, a le mérite d’obliger celui qui est mis à terre à la réaction. Car ne vous y trompez pas : je n’ai rien décidé, j’ai été débarquée ! Auparavant je l’ai aimé désespérément comme on aime la vie…

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J’avais tellement peur de la solitude que j’ai accumulé les erreurs, la plus grossière a été de penser que parce qu’il est moche, handicapé et retraité avant l’âge il n’intéressait personne. Mon peu d’estime de moi m’a fait oublier que tous les goûts sont dans la nature, la preuve : les zoophiles existent ! Il n’a pas ce travers, mais sa besace n’est pas vide.

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Le co-auteur « innocent » de ma déconvenue considère mon passage à l’écrit comme une « forme de délire expiatoire ». Qu’il ait tort ou raison ce n’est plus important pour moi, son désaveu à la veille d’un passage à l’acte, décision qui aurait pu m’être fatale m’a sans doute sauvé la vie.

20 août, 2009

Quelques tiges de chrysanthèmes verts

On se tutoie ? Si ce n’est déjà fait on sera intimes dès qu’il aura visité ton intérieur.
Mes propos ne sont pas choquants, juste empreints de réalisme !
Mon cul noir et rebondi ne lui fait plus aucun effet,chrysanthmevert.jpg
Il lorgne maintenant sur ta peau blanche et tes effluves de rousse.
Tu as reçu les chrysanthèmes ? Vert c’est bien pour une rousse !

Au début, c’est amusant ces mots qu’il assemble dans n’importe quel ordre.
On dirait de la poésie, parce que ça ne repose sur rien de concret.
Je m’en suis vite lassée, j’aime ce qui a du sens…
Tout dépend en réalité de ce que l’on cherche et auprès de qui.

Ne te méprends pas, la jalousie m’a quitté pour laisser la place à une sorte de dégoût( tiens ! ça ressemble à égout)
La jalousie c’est quand j’aime.

Un type saoul, qui se pisse dessus, qui se cure les dents à table avec ses doigts
Qui se lave les dents au-dessus de l’évier
Puis qui ronfle et qui pète au lit, ça n’éveille pas le romantisme (égout te dis-je)
Ça en freine même toute velléité, ça fait ouvrir les yeux et se pincer le nez.

Il m’a fallu du temps pour avoir une vue d’ensemble du personnage : la distance ne m’a pas favoriséschweiz03.jpg
(de I à C, vous n’aurez pas ce problème 94 km, 1h09 autant dire rien du tout)
Il m’a fallu du temps donc pour voir, comprendre, espérer, lutter puis enfin être dégoutée.
Je ne te cache pas qu’il m’a beaucoup aidé notamment depuis qu’il te connait.

Une relation somme toute bancale, comme lui, qui s’achève grâce à sa goujaterie.
J’en ai eu sur le coup un grand chagrin devant tant de brutalité,
tu peux me croire un trop grand chagrin dans les yeux et le coeur.
Si grand que je n’ai pas su m’expliquer la raison pour laquelle je m’étais vautrée dans sa fange.
Ma peine ne sera pas immortelle…

Son lit est vide-dépêche-toi. Ça ne dure pas.
Il n’a pas vidé ses couilles depuis au moins quatre jour-dépêche-toi :
Le mélange alcool et médicaments ne lui permet pas une activité sexuelle quotidienne (1 jour sur 2)gerberajaune400.jpg
Il se pense irrésistible, il est pathétique. Dépêche-toi.
La campagne est verte et si tu aimes le ronflement des tracteurs, les mouches et les cloches des vaches, tu seras servie.
Tu aimes manger ? Tête de veau et andouillette. Tu seras servie.

Je te passe le relais mais tu ne seras pas seule (tu n’es pas seule) à l’utiliser.
Il a toute une collection en plus de sa collection de films pornographiques qu’il déguste solitaire mais avec ses fantasmes.

J’ai oublié l’esprit de famille :
Maman vient dîner une fois par semaine.
Pense à lui préparer un petit quelque chose à manger.
Elle préfère le poisson à la viande (n’oublie pas de lui enlever les arêtes)
Ah oui, elle adore les fruits.
Il n’a plus qu’elle, ses filles sont virtuelles. Alors ce repas, ça compte !

Bon le reste, tu le découvriras, personne ne me l’avait traduit (le bonhomme) …
C’est mon côté travailleur social : j’adore rendre service.
C’est vrai aussi que je déteste être prise pour une conne. Il l’a fait et ça m’a mis en colère.

 

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