Plurielle

D’abord humain

15 septembre, 2009

Le balai élimine les déchets

Classé dans : amours,bavardages,chronique,citations,humeurs,reflexions,societe,travail social — kinkajouunblogfr @ 0:41

maraissanspersonne.jpgPour effacer les traces et en oublier jusqu’à la puanteur, j’ai besoin du balai…

Pour tourner la page, il me faut digérer l’histoire, pour la tenir à distance. Quelques personnes me conseillent de l’oublier. Mon chemin vers l’oubli passe par l’écrit. Ça me permet de jeter là ce qui pourrait m’encombrer. J’en ai besoin…

J’ai vécu une histoire d’amour qui a duré presque 3 ans avec un homme qui correspond au portrait du pervers narcissique.
Il m’a obligé à le quitter même si mes sentiments pour lui étaient encore très forts. La séparation remonte à presque un mois après les « vacances » épouvantables qu’il m’a fait passer.
Je ne l’ai pas vu venir….Je crois que c’est ce que je ne digère pas.
Comment ai-je pu aimer un homme aussi repoussant dans sa personnalité.

 

 

Il a fait preuve de méchanceté peu après notre rencontre et je me rappelle bien qu’à cet instant, j’ai hésité à le quitter. Assis au restaurant, il a rejeté brutalement ma main qui voulait attraper la sienne…avec un regard dur et des mots blessants concernant sa liberté que je tentais de lui extorquer. Pourtant, je ne l’ai pas fait ! C’est à ce moment-là quand tout en moi me disais de fuir pour la première fois que j’aurais dû partir…ne pas insister à vivre une relation contre-nature, même pour aller marcher ensuite sous la pluie, main dans la main et le nez au vent. Je n’aurais pas dû accepter d’être le faire-valoir, la carte de visite de Narcisse. J’ai laissé passer plus de deux années ainsi que les preuves de sa perversion et, me suis enfermée dans cet amour impossible. A ne plus me reconnaître moi même….

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Vous auriez accepté de laisser la porte de toilettes ouvertes ? Même si dans le cas contraire il semblait marri. Vous n’auriez pas insisté pour que la salle de bains devienne un lieu d’intimité et pas un lieu de passage ?

Vous ne seriez pas choqué(e) par le refus d’avoir un vrai miroir dans la maison ? Vous ne seriez pas choqué(e) de dormir dans une chambre habillée par les souvenirs d’une autre, y compris ses habits dans un carton ?

 

 

 

Il faisait passer l’idée que j’étais importante dans sa vie, mais il niait tous mes besoins, refusait ma vie, mes enfants, mon travail, là où je vis, là d’où je viens, mes goûts et mes choix.

 

violamiroir.jpgJ’ai l’impression aujourd’hui d’ouvrir les yeux malgré moi et de m’apercevoir qu’il aurait été nocif pour mes enfants (une expérience de cohabitation durant un été, me l’a démontré) et moi même, que nous étions trop différents, que nous n’avions jamais eu les même attentes ni la même notion du respect, puisque c’est un mot dont il ignore le sens. Je refusais juste les évidences avec un voile sur les yeux en guise d’amour trafiqué.
Le détachement me vient avec la prise de conscience qu’il n’y aurait eu aucun moyen de lui faire comprendre ma souffrance, il n’était en empathie qu’avec lui-même, d’où le manque de respect pour moi. Et puis l’absence d’affection, de tendresse, cela ne peut durer qu’un moment, c’est tout de même indispensable à une vie de couple tout comme une vie sexuelle réelle et pas fantasmée.

 

Que penser d’un homme qui prive sa compagne de tendresse, parce qu’il réalise qu’elle l’a percé à jour et qu’il ne veut absolument rien faire pour changer un comportement destructeur ?
Ma plus grande victoire c’est de me reprendre en main, et de me recréer une vie agréable d’où il est complètement absent. Le rayer totalement de mes pensées, lui qui n’a pas compris ma souffrance. Pour cela, j’ai besoin de tout jeter par écrit…c’est une étape qui n’a rien à voir avec une auto flagellation ou le fait de ressasser des souvenirs morbides. Je fais mon deuil à ma façon !marais.jpg

 

Le plus dur c’est la reconstruction de l’estime de soi, savamment mise en pièces par cet individu, et surtout de réparer la souffrance endurée.

 

 

Je me suis laissé piéger par ce personnage : Attentive, altruiste, aimante que j’étais, ne pouvant m’empêcher de le plaindre, d’essayer de le comprendre, voire de l’aider à changer son comportement en ce qu’il avait d’inhumain. Mais je ne savais pas qu’il vivait en se servant de mon énergie, qu’il ne se sentait pas anormal, que c’est moi, selon lui qui avait un problème, puisqu’il m’a conseillé de consulter… C’est en le quittant, en ne jouant plus son jeu, en affichant aux yeux des autres ce qu’il est, que je parviens à m’en défaire. En semant la panique dans son agenda aussi, mais c’était une petite vengeance personnelle… J’ai d’abord pensé qu’il m’avait quitté : dans la réalité, je suis repartie auprès des miens lorsque j’ai eu sous les yeux la preuve qu’il ne valait guère mieux qu’un tas d’immondices.
Je me prépare à l’indifférence à ce qu’il devient mais je ne sais que je n’arriverai jamais à lui pardonner. Je n’en ai pas envie.

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J’ai vocation à retrouver ma sérénité, ma force y réside malgré tous les pervers qui se trouvent à la surface de la terre. 20050823martinique367.jpg

6 septembre, 2009

Tu m’as demandé pourquoi je l’aime

J’aimerais te répondre en prenant de la distance avec mes émotions, sans les détails du quotidien mais je ne ne sais que raconter. Je sais voir et observer, réagir un peu moins…

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Pourquoi je l’aime malgré l’alcool, qu’il soit moche, handicapé etc ?
Ma réponse ne sera pas exhaustive, c’est impossible.
La moitié du temps je lui en veux, je suis furieuse contre lui.
L’autre moitié, je pleure de ne pas être en sa compagnie.
En lui j’aimais ce que j’assimilais à des petits rituels qui me permettaient de survoler mon quotidien,
puisqu’il me semblait qu’on se dessinait un futur ensemble( je n’ai pas pris note de toutes les fois où il m’a dit qu’on ne s’était rien promis…)
En lui j’aimais l’enfant, l’espiègle, le fantasque, celui qui faisait semblant de croire que je ne savais pas qu’il étalait une culture plus que superficielle.

 

J’ai aimé en premier le piège de ses mots…

J’aime sa peau, j’aime son toucher, j’aime le toucher
J’aime ses mains
J’aime la forme de ses bras
J’aime ses caresses, j’aime sa voix, j’aime la forme de son sexe
J’aime quand son regard est clair
J’aime quand son regard sourit
J’aime son odeur sans artifice et sans relent d’alcool.
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Pour ses performances sexuelles, je le trouve très classique, très peu inventif, mais ça me changeait de ce que j’avais connu auparavant.
Je trouvais amusant sa manière de me chevaucher, pieds quasiment joints, yeux révulsés et fouissant comme un jeune animal tête sa mère.
J’aimais ce que je prenais pour un handicap, sa déambulation particulière, qu’il tourne à son avantage.
Ensuite pourquoi je l’aime au point d’avoir pu envisager d’abandonner mes enfants pour lui…ignorant tous les clignotants qui s’allumaient, me disant que je ne pouvais lui accorder ma confiance ?piment2.jpg Je pense que j’ai manqué d’être exigeante envers moi-même en baissant la garde :
Je n’ai pas compris puis accepté que je le prenais en pitié et que je ne pouvais de ce fait que subir son emprise puisque je ne m’autorisais pas une rupture qui pour moi eût été salvatrice, engluée dans une relation mortifère où je me sentais nécrophile.

Je prenais en pitié quelqu’un qui faisait son marché sexuel sans avoir jamais été honnête ou respectueux dans sa pseudo-relation avec moi. Un être se vautrant dans des tares incurables et dans une réalité vide et sans intérêt.

Pourquoi, je vis mal son manque d’honnêteté ? Parce qu’il me rappelle mon manque de vigilance et le peu d’attention que je portais à mon projet de vie. Sa présence atténuait mes angoisses, son non-être me donnait une identité.

Cette parenthèse vide était comme une cachette dans laquelle j’aurais voulu rester toute ma vie : une fuite à vie…J’avais oublié une chose : on ne peut s’accorder qu’avec ses semblables ! Il n’avait pas la lumière dans toutes les pièces et j’avais des lunettes noires.
Le rejet qu’il m’a manifesté, parce qu’il nie mes efforts, le chemin parcouru vers lui, les risques que j’ai pris… nie ma personne, mes sentiments qui existent encore malgré une certaine forme de lucidité, cette attitude me bafoue, mais ça je te l’ai déjà dit.

Peut-être aussi que je l’aime parce que tout ne s’explique pas de manière logique. Je rêvais de printemps et de pistes aménagées.

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3 septembre, 2009

Prénoms exotiques, mais pas que !

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J’ai une mémoire d’éléphante…j’ai la taille qui va avec ! Certains devraient se faire des colliers avec leurs feuilles de soins (Coluche) d’autres se parent de bijoux. On porte ce qu’on peut, moi j’ai des prénoms qui s’accrochent en ribambelle dans ma tête. Des prénoms que je n’ai entendu qu’une fois pour la plupart. D’autres dont j’ai vu l’image, pas plus d’une fois…Quelques-uns m’ont été transmis par erreur ou à dessein lors de copiés/collés d’images ou de contenu de la plus grande banalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ces prénoms me reviennent petit à petit à la mémoire depuis quinze jours, je ne fais même pas l’effort de les convoquer, je pensais les avoir jetés dans la poubelle de mon cerveau…

 

 

 

 

Je ne suis pas enceinte, que l’on se rassure, je ne vivrais plus ce genre d’expérience, je n’ai donc pas besoin de trouver un prénom pour la petite fille que je porterais le cas échéant. Tous ces prénoms me font penser à Pétronille et ses cent vingt petits. Ça ne devrait pas car Pétronille c’est une belle histoire, une fable de Claude Ponti à propos de la maman de toutes les mamans, charmante maman, courageuse et tout et tout. Cette maman souris est entourée par les pétales rose pâle des 120 petits, une pétale pour chaque petit. Là s’arrête ma comparaison.

 

Je ne suis pas Pétronille, les prénoms ne sont pas ceux des enfants que j’aime, ce sont des prénoms qui m’ont toujours inquiété. Je ne me souviens pas de cent vingt prénoms et il y en a que je ne citerais pas. Ils ont tous vocation à tomber dans l’océan de mon oubli.
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Comme souvent, je me suis laissée piégée par mon blog. Je voulais ce soir écrire un mot grave, la première information que j’ai eu ce matin en arrivant au travail : un collègue s’est pendu, il avait des jumeaux de cinq ans !

Comment ne pas penser à cette corde à laquelle je pense moi-même de plus en plus souvent ?

Je pense aussi à Daniel, un autre collègue avec qui j’avais partagé des galères professionnelles, boute en train, syndiqué jusqu’au  bout des ongles, disponible, guitariste qui l’a précédé dans la mort de la même manière il y a deux ans.

Qu’est ce qui aurait pu les retenir ? Étonnant la profondeur de nos illusions. Dans le monde réel il y a des distances qui ne se comblent pas. Tout comme mon amour perdu n’était que le produit de mon imagination. Il n’a sans doute jamais existé pareil que celui que je croyais connaitre. Produit de mon imagination, conséquence d’une grande méprise dont j’étais la seule responsable.

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Il n’a pas plus de consistance que les êtres qui peuplent mes rêves.

Tout ce que j’avais cru stable  est tombé en quenouille. Les situations désespérées font naître des espoirs insensés, je n’ai pas échappé à la règle !

 

 

 

 

 

Et puis comme tout arrive, mon tout nouveau psy, semblait déprimé pour me dire : mais il n’y a que du négatif dans votre vie !

C’est grave docteur ?

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