Plurielle

D’abord humain

13 novembre, 2009

Strasbourg

J’ai oublié l’intitulé du stage. Il traite des « petites violences du quotidien » dans la relation avec les jeunes enfants, notamment, donc pas seulement en accueil collectif . Ce stage s’articule autour d’un livre écrit par Christine Schuhl .petiesviolences.jpg Je m’y suis inscrite puis j’ai oublié, programmé autre chose sur la même période, tellement habituée à ce qu’on me brandisse l’argument financier…

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Et là à onze jours moins le quart, bingo ! « C’est à la signature, ça veut dire que c’est accepté » .

Il me reste donc moins de onze jours ouvrés pour trouver un billet de train, un hôtel, un bon restau tarif administratif, des strings fourrés en peau de caribou, des chaussures antidérapantes,gothicshoes.jpg un ours retourné en guise de manteau, deux yorks pour les pieds, des essuies-glaces pour mes lunettes… j’ai le choix pour les parapluies mais il me faut deux peaux de lapins comme manchons pour conserver mes doigts entiers.gants.jpg

 

Je vais prolonger le temps de mon stage, un jour, un petit jour de plus, pour voir ce fameux marché de noël, au grand dam de ma seconde fille qui a l’indécence d’être née le jour de l’ouverture du marché !

Oh fillette ! Je n’y retournerais pas de sitôt à Strasbourg ! Tu n’arriverais pas avec tous tes doigts, tous tes orteils et les nôtres en sus à compter les kilomètres, tellement il y en a !

J’en ramènerais même, sans doute quelques breloques,va savoir ! ou bien des habits exotiques :

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Non, sans blague, je déconne mais ce stage inaugure quelque chose de neuf. J’ai repris mon boulot après une trêve imposée par mon état de débris en stade avancé. Contente de retrouver, mes diaporamas, la charte graphique… Le contenu des cours à modifier, les groupes de travail, l’autoroute A9, ses gardois et ses routiers espagnols etc…mais changer d’air, même pour trois jours, même pour bosser dans une contrée qui par principe m’est hostile…c’est grave docteur ? Je me régale d’avance !

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3 octobre, 2009

Murs autour de moi

En revenant, non point de Nantes, mais du travail, j’avais une envie de légèreté malgré la fatigue que j’accumule à tous les étages.

J’ai plongé un instant dans des souvenirs coquins. Mais les évoquer d’accord, les passer par l’écrit, pas d’accord. Ce ne sont plus que des souvenirs destinés à tapisser le fond de ma mémoire/poubelle : c’est selon !

La soirée s’étire et se passe entre la mère que je suis à mes moments pas perdus pour tout le monde et la femme qui retisse ce qui constitue le maillage d’une ébauche de relation sociale.

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La question du mur , des murs que j’érige autour de moi comme autant de freins aux relations qui parfois me font ressentir le manque, me taraude et quelques réponses sont inscrites dans mon/mes histoire(s). Quel est le but recherché, qui doit contourner ou détruire ce(s) mur(s) ? Je sais bien qu’ils ne servent qu’à montrer tout ce que je veux taire. Je sais bien aussi que c’est être en prison que de m’enfermer dans mes murs… Mon esprit curieux et vagabond, à l’heure où les braves dorment s’est aventuré sur la toile. Bien lui en a pris. À la croisée d’informations diverses, je rencontre l’un de mes grands hommes :

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©Ibo/Sipa

Tzvetan Todorov est historien et essayiste, directeur de recherche honoraire au CNRS. Il est l’auteur de « La peur des barbares » (Robert Laffont, 2008) et de « La signature humaine » (Seuil, 2009).

 

 

 

 

 

 

Il aborde la question des murs hautement plus symboliques et destructeurs que ceux de ma petite vie étriquée. Je vous l’ai dit, c’est l’un de mes grands hommes et je me délecte de ses propos qui attisent ma curiosité et enrichissent ma réflexion.


«  Ce qui est le propre des communautés humaines, mais aussi de celles que forment les animaux supérieurs, est qu’elles établissent des relations avec des communautés étrangères de la même espèce ; la peur est l’une des réactions possibles dans ces circonstances, mais c’est loin d’être la seule. Lorsque deux groupes humains entrent en contact et que leurs intérêts divergent, ils peuvent, certes, choisir la séparation : soit la fuite, soit l’érection d’un mur. Ils peuvent aussi, et c’est encore pire, se lancer dans une guerre dont l’issue serait l’extermination de l’adversaire ou sa complète soumission (imposer une relation hiérarchique permet en effet d’arrêter la guerre).

Mais, à partir de la même divergence d’intérêts, ils peuvent aussi s’engager dans une négociation, ce qui implique des concessions réciproques des deux parties. La négociation prend mille et une formes, qui ont en commun d’éviter les solutions extrêmes de la rupture, de la guerre ou de la soumission. Plus que la peur de l’autre, la négociation est le propre de l’espèce humaine, car elle présuppose l’usage du langage et une prise en compte de la dimension temporelle, du passé comme de l’avenir. C’est ce que la grande ethnologue et historienne française Germaine Tillion appelait une «politique de la conversation».  »

lesecretdubonheur.jpg

 

Alors évidemment à travers ce prisme je redescends jusqu’à moi : aurais-je si peur de l’autre que je ne puis m’engager sur le terrain de la conversation avec lui ?  Je suis en plein paradoxe si j’en crois le plaisir partagé dans les échanges quotidiens avec les adultes en formation. Ou plutôt est-ce le fait que le passé me préoccupe plus que l’avenir que je ne perçois que sombre ?

Ma réflexion est loin d’être achevée.

1 octobre, 2009

Petites boites

Classé dans : amours,bavardages,chronique,humeurs,philo,reflexions,societe,travail social — kinkajouunblogfr @ 7:48

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Ce matin Graeme Allwright m’accompagne…alors que je vais au boulot

avec la nette impression d’être dans ma petite boite pour faire mon travail qui consiste à mettre les autres en petites boites…

Goût amer de ne me sentir que fonctionnaire ou fonctionnelle.

 

20091009festum44.jpg

18 h 30 Addenda :

Finalement journée fructueuse et positive si j’oublie les trajets.

Je vous en livre des points positifs : il parait , c’est encore en R…que je suis ravissante.  Elles en sont admiratives, idem pour les collègues de la régie. Dommage ! Ils m’ont dit que j’avais l’allure d’une dame ! Excusez du peu…Mais bon, ils ne sont pas mon genre !  C’est vrai aussi que je suis allée déjà très loin pour vérifier si je pouvais me dégouter.

Et question boulot, j’ai assuré grave !!!

Groupe de travail autour  de la partie que je préfère. Aucune question n’est restée sans réponse et le travail de collaboration avec mes partenaires est d’excellente qualité. C’est crevant mais surtout parce que le fond est complexe et touche à l’humain, on sort ses tripes on met son coeur et sa professionnalité sur le plan de travail

Bref, je sais pourquoi je suis fatiguée ce soir.

Il n’y a pas eu de petites boites….

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