Plurielle

D’abord humain

14 décembre, 2009

Crapaud

Classé dans : amours,bavardages,chronique,humeurs,poesie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 1:35

Image de prévisualisation YouTube

 

Je me fiche de savoir que tu ne fais pas de promesses et surtout pas à moi !

Promets-moi de me prévenir avant de mourir.

Pas pour toi, mais pour moi !

Je veux entendre ta voix avant.

Je veux voir tes yeux rire avant.

je veux de mes mains caresser ta peau avant.

Je veux avoir l’arrondi de ton épaule dans ma main avant.

Je veux frotter mon nez dans ton cou avant.

Pour certains ce n’est pas gentil, même pas poétique !!!

Je m’en fiche !

C’est égoïste, juste égoïste, mais c’est ainsi.

Si tu pars, c’est moi qui me sentirais abandonnée,

Moi qui vais pleurer puisque tu auras tari tes larmes.

p1030677.jpg
Cet énième abandon sera de ceux qui font hurler de douleur.

Je te l’ai déjà demandé, le mieux c’est que tu ne meures jamais !

Tu m’entends ?

J’ai pas une gueule de princesse

Mais c’est ta tronche de crapaud qui me fait saliver.

Tu ne m’as pas cru quand je disais être accro à toi, ne pas pouvoir vivre sans toi…

Pourtant c’est vrai et ça l’est depuis longtemps !

 

p1030699.jpg

11 décembre, 2009

Jaune

Classé dans : bavardages,humeurs,philo,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 1:44

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

Sept photos,

coccinelle250pxtheavigintiduopunctata7231.jpg

 

cinq blogueurs…

C’est le tag que j’ai reçu de Alain Gressier.  Il ne s’agit pas d’une obligation mais une manière d’entrer dans le groupe. jaune.jpg

Bon  !

Et avec ça je fais comment moi qui ai un instinct grégaire embryonnaire ?

madarchitectmunich2.jpg
Pour les photos, j’ai trouvé, ce n’est pas ça le problème. Trouver cinq blogueurs, comme pour leur dire « coucou c’est moi on joue à se passer la balle  » ?20090404giroflesduportail1.jpg

J’ai du mal à imaginer que tel ou tel aura envie de ça ! img0856.jpg

Mais comme il parait que je réfléchis trop, que de toute manière c’est un acte ludique amical et inoffensif,feuilleslautomne.jpg

alors je me jette à l’eau, je désigne cinq personnes, qui ne savent peut-être même pas que j’apprécie ce qu’elles font et je place les images !

food020.jpg

D’abord il y a Doucinette , puis Anne des ocreries,il y a Malaïka et puis, Lay Andramialy et enfin Poétesse66
En fait, je rajouterais bien d’autres blogs, mais je vais m’en tenir à la consigne .

Pour les images c’est pareil  ! J’avais une belle moto jaune d’or…tant pis !

9 décembre, 2009

Lettre à un absent

mediumpetitchagrin.jpg

 

 

 

Un soir de lassitude, je discutais avec un ami, il me proposa cet exercice étrange : que je lui écrive ce que j’aimerais dire à l’absent…extraits :

 

 

 

 

Si tu avais été là, ce soir et les soirs précédents, si tu avais été là, aujourd’hui et les jours précédents, je t’aurais raconté des souvenirs de nous…. Tu sais ? le taxi en Provence, le train du retour, moi dans le mauvais sens, toi fonçant sous la pluie malgré ta vision plus que mauvaise. Je t’aurais raconté ce geste, que tu as eu quand le pin a laissé tomber une goutte collante sur ton pare-brise…le geste d’un de l’Est, comme cet autre avec un tamaris fleuri en mai…une voiture bleue aussi.

Je t’aurais raconté l’image que j’ai eu devant les yeux et la manière dont je sais aujourd’hui qu’elle ne devait rien au hasard. Appuyé contre ta voiture, les jambes croisées dans un attitude faussement nonchalante. Je t’aurais raconté le choc quand je me suis élancée vers toi, mon étonnement contre ce corps décharné.

espoirsmulticolore.jpg

 

 

Je t’aurais raconté le fou-rire dans les lits, non pas jumeaux mais jumelés. Je t’aurais dit cette première fois où mon cerveau m’a dit : »non pas lui » ! Je t’aurais raconté pourquoi, moi si attachée à mes libertés j’ai accepté de ne pas me montrer autrement que comme tu voulais me voir. Cheveux tirés en arrière et chemise de nuit me convenaient, toi tu me voulais nue à tes côtés. Je t’aurais raconté l’incrédulité de mes doigts, là où tu aurais du avoir des fesses…il n’y avait rien ! Et mes doigts étonnés, d’interroger mon cerveau : il s’assied sur quoi ?

Je t’aurais raconté le mac do puisque nous avions laissé passé l’heure des vrais restaurants. Je t’aurais raconté, une bouteille de vin blanc…à goûter absolument ! Et mon cerveau qui me dit : le vin blanc pas frais…beurk !

On aurait croisé nos souvenirs, tu m’aurais dit, ma jupe, mes bottes, mes tresses, mon ventre, mes seins, mes fesses peut-être ! Et puis le restaurant, le jour d’après. Les clients étonnés : un qui boite et une noire !

Je ferais vivre nos sourires, tes yeux et cette impression d’irréel qui était la mienne après les échanges épistolaires que nous avions entretenus. J’aurais évoqué les « après » : Ma première fois chez toi : on entre par le garage, puis la réserve…autant dire par l’arrière de la maison qui est restée ouverte ! Tu es fier de me monter ce que tu as réalisé de tes mains. Tu es pressé aussi de me culbuter. Moi, ta main où j’ai glissé la mienne me suffit. Nos baisers me suffisent. Je suis bien, je suis mal à l’aise aussi. J’ai envie de dormir. Une journée en train et des sentiments nouveaux me bouleversent, me fatiguent. Dès ce premier séjour chez toi, je te colle ! rassurée uniquement quand je suis dans ton ombre, dans ton creux. Si je m’éloigne, parce que ma présence siamoise te pèse, surgissent des fantômes qui ont vécu avec toi, qui ont traversé cet endroit et y ont laissé des traces. Collée à toi, dans ton odeur au moins je sais pour qui je suis là.

pitine.jpg
Tu me proposes un apéro pour dix ! Je proteste mollement mais je suis fière, car tu as du rhum de chez moi ! Quelle sotte ! Quel manque de jugeote que de te croire sur parole quand tu balaies d’une phrase anodine ton « passé » d’alcoolique.

Tu es fier du repas que tu m’as préparé, tu guettes le moindre battement de cil, la moindre approbation. Je mange, j’ai l’estomac noué, je ne sais pas te dire que manger, c’est bon mais ça n’est pas ma préoccupation essentielle !

Tu tournes le dos pour prendre des médicaments, je reconnais des boites vues chez mon beau-père. Je ne te demande rien. Tu me diras par la suite que ce sont des régulateurs d’humeur. Nos premières nuits sont belles. Tu me fais honneur. Je me dis que peu c’est bien, si je suis en quête de qualité. Tu veux savoir si et ce que j’apprécie de tes assauts…Ne pas blesser, flatter plutôt, voilà ce que je me dis et je me veux rassurante dans des propos qui doivent traduire ma satisfaction…mais tu me trouves insatiable ! Comment te dire que tu m’amènes près du plaisir, tout près, mais que le feu d’artifice sans bouquet final n’est pas totalement réussi.

Je suis une cérébrale alors je me jette sur nos échanges « intellectuels », tu as écrit des km de choses…tu m’en lis quelques extraits. Des livres écartelés indiquent que tu aimes lire. Plus tard, beaucoup plus tard, je verrais que tu tournes en rond dans tes choix, ton argumentation et que ton ouverture n’est que relative. Beaucoup plus tard encore, je verrais que tu te cites toi-même, que tu t’écoutes parler.

Quand tu m’as coupé la parole au début, j’ai mis cela sur le compte de l’empressement à dire, à me dire . Je m’étais trompée, il s’agissait que tu dises ! Pas d’échanges ou de discussions.

Si tu avais été là les jours et les nuits précédents… je n’aurais pas tout dit. J’aurais évoqué le manque de toi, la douleur de la perte, l’écho de ta voix, le doux de ta peau, le suave de tes mots. J’aurais évoqué trois ans en dents de scie, trois ans d’espoirs, trois ans où j’ai bâti des ponts jusqu’à toi. Trois ans où j’ai appris à me résigner à n’avoir qu’un handicapé ! Trois ans où je me suis préparée à l’éloignement de ce que j’ai de plus cher au monde. Je t’aurais dit que malgré l’affront, malgré la haine, malgré la rancoeur, quand je me lève c’est toi que je salue en premier, quand je me couche c’est vers toi que vont mes dernières pensées.

adieux.jpg
Lorsque je vois un livre, un film, une voiture, un camion, une expo…c’est avec toi que je veux en partager la primeur. Quand je me promène, c’est à ton rythme que je me surprends à avancer. Quand …tu as compris je pense que, rien de tes travers, ni la maladie que j’exècre, ni ta personnalité perverse ne parvient à me détourner de toi. Tu es devenu référence incontournable, c’est de toi que je parle avec tous ceux dont les bras se sont tendus pour que je t’oublie. Je dois apprendre à oublier pour reprendre mon chemin de vie. Je ne compte pas pour toi, même cela, ne me fait pas décrocher… On n’a pas les mêmes mœurs, on n’a pas les mêmes rêves, on n’a pas les mêmes espoirs… Notre rencontre a été une erreur monumentale !

J’ai envoyé ça, à quelqu’un qui en devenant dépositaire me libère d’une sorte de chagrin…pour qu’un autre aille lire par dessus son épaule.

12345...91
 

Carnet de bord de gulliver |
tcahell |
laileron des sharks |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Et si c'était vrai....
| Les hommes, pas de mode d'e...
| JOURNAL D'UNE PUTE SOUMISE