Plurielle

D’abord humain

31 décembre, 2009

Le blog se poursuit ailleurs

Désolé, vous avez utilisé tout l’espace disponible pour votre blog.

 

Je continue sur la même plateforme mais dorénavant vous me lirez sur kinkajou2. Je tourne juste la page puisque le présent blog a atteint sa taille maximum.

Alors je vous attends là-bas si vous souhaitez m’y retrouver.

26 décembre, 2009

Quelques photos de Strasbourg

De mon point de vue, j’ai eu de la chance de voir Strasbourg alors qu’il faisait doux. Cela même si les autochtones pensaient que le temps n’était pas en phase avec le calendrier.

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J’en ai profité pour acheter un énième parapluie, même si je n’aime la pluie que bien au chaud dans ma ou une maison.

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Je suis allée déambuler dans les allées du plus ancien marché de noël(1570) de France. Je ne l’ai pas trouvé extraordinaire. vuedumarch.jpgsapinplaceklber.jpg

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Il a fait des petits et le côté mercantile, celui que j’ai vu en premier est en tous points semblable à ceux que j’ai vu à Montbéliard, Montpellier, Nantes et ailleurs où il s’est reproduit.

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Certes les gens y sont plus aimables et ça j’ai apprécié.

 

J’ai préféré aller en ville le nez en l’air comme à mon accoutumée. J’ai ramené quelques clichés : merci mon amireux de m’avoir prêté ton appareil photo puisque le mien m’a largué ! Il n’est pas le seul d’ailleurs…

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La ville et son architecture me plaisent, dommage que tout ceci soit à l’Est, le soleil s’y lève m’a t-on appris mais ça doit être dans l’esprit embrumé des géographes : à sept heures du matin il fait nuit et à 17 h aussi ! Les jours semblent courts ou bien c’est que je ne suis pas adaptée à ce fuseau horaire gris/noir.

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Lu dans la rue des écrivains :

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et dans une autre partie de la ville :

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Dans les rues j’ai volé des instants…moins que ce que j’aurais aimé mais, mes pauvres doigts avaient froid hors des gants et je ne sais rien faire si mes doigts sont recouverts. Les deux en manteaux sont sourdes et je les ai suivi depuis là :

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Les à-chapeaux étaient tout près de moi : aller ou venir ? C’est ce que je me suis dit en les voyant :

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De Ti-biscuit en Maneles et Bredeles, j’ai vu un peu de l’artisanat culinaire local en plus de la pâte à tartiner internationale.

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Bien entendu le clou, le must a été de revoir ma cousine, mon filleul et de partager quelques jours avec eux.

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La formation, motif premier de mon séjour là-haut a été riche d’enseignements que je mettrais des années à digérer et des siècles à appliquer. Lisez-donc pour vous en convaincre Les douces violences de Christine Schull. Il y avait cet engin garé en dessous de la salle de formation….

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Et puis en vrac :

un mime,
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de la dentelle,

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un limonaire,

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une façade,
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une reproduction,
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encore deux façades, p1030410.jpg

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Il y a encore plein de choses à voir, si le coeur vous en dit, le train vous déposera ici :

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J’en ai oublié une…

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Je ne m’y suis pas attardée !

 

9 décembre, 2009

Lettre à un absent

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Un soir de lassitude, je discutais avec un ami, il me proposa cet exercice étrange : que je lui écrive ce que j’aimerais dire à l’absent…extraits :

 

 

 

 

Si tu avais été là, ce soir et les soirs précédents, si tu avais été là, aujourd’hui et les jours précédents, je t’aurais raconté des souvenirs de nous…. Tu sais ? le taxi en Provence, le train du retour, moi dans le mauvais sens, toi fonçant sous la pluie malgré ta vision plus que mauvaise. Je t’aurais raconté ce geste, que tu as eu quand le pin a laissé tomber une goutte collante sur ton pare-brise…le geste d’un de l’Est, comme cet autre avec un tamaris fleuri en mai…une voiture bleue aussi.

Je t’aurais raconté l’image que j’ai eu devant les yeux et la manière dont je sais aujourd’hui qu’elle ne devait rien au hasard. Appuyé contre ta voiture, les jambes croisées dans un attitude faussement nonchalante. Je t’aurais raconté le choc quand je me suis élancée vers toi, mon étonnement contre ce corps décharné.

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Je t’aurais raconté le fou-rire dans les lits, non pas jumeaux mais jumelés. Je t’aurais dit cette première fois où mon cerveau m’a dit : »non pas lui » ! Je t’aurais raconté pourquoi, moi si attachée à mes libertés j’ai accepté de ne pas me montrer autrement que comme tu voulais me voir. Cheveux tirés en arrière et chemise de nuit me convenaient, toi tu me voulais nue à tes côtés. Je t’aurais raconté l’incrédulité de mes doigts, là où tu aurais du avoir des fesses…il n’y avait rien ! Et mes doigts étonnés, d’interroger mon cerveau : il s’assied sur quoi ?

Je t’aurais raconté le mac do puisque nous avions laissé passé l’heure des vrais restaurants. Je t’aurais raconté, une bouteille de vin blanc…à goûter absolument ! Et mon cerveau qui me dit : le vin blanc pas frais…beurk !

On aurait croisé nos souvenirs, tu m’aurais dit, ma jupe, mes bottes, mes tresses, mon ventre, mes seins, mes fesses peut-être ! Et puis le restaurant, le jour d’après. Les clients étonnés : un qui boite et une noire !

Je ferais vivre nos sourires, tes yeux et cette impression d’irréel qui était la mienne après les échanges épistolaires que nous avions entretenus. J’aurais évoqué les « après » : Ma première fois chez toi : on entre par le garage, puis la réserve…autant dire par l’arrière de la maison qui est restée ouverte ! Tu es fier de me monter ce que tu as réalisé de tes mains. Tu es pressé aussi de me culbuter. Moi, ta main où j’ai glissé la mienne me suffit. Nos baisers me suffisent. Je suis bien, je suis mal à l’aise aussi. J’ai envie de dormir. Une journée en train et des sentiments nouveaux me bouleversent, me fatiguent. Dès ce premier séjour chez toi, je te colle ! rassurée uniquement quand je suis dans ton ombre, dans ton creux. Si je m’éloigne, parce que ma présence siamoise te pèse, surgissent des fantômes qui ont vécu avec toi, qui ont traversé cet endroit et y ont laissé des traces. Collée à toi, dans ton odeur au moins je sais pour qui je suis là.

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Tu me proposes un apéro pour dix ! Je proteste mollement mais je suis fière, car tu as du rhum de chez moi ! Quelle sotte ! Quel manque de jugeote que de te croire sur parole quand tu balaies d’une phrase anodine ton « passé » d’alcoolique.

Tu es fier du repas que tu m’as préparé, tu guettes le moindre battement de cil, la moindre approbation. Je mange, j’ai l’estomac noué, je ne sais pas te dire que manger, c’est bon mais ça n’est pas ma préoccupation essentielle !

Tu tournes le dos pour prendre des médicaments, je reconnais des boites vues chez mon beau-père. Je ne te demande rien. Tu me diras par la suite que ce sont des régulateurs d’humeur. Nos premières nuits sont belles. Tu me fais honneur. Je me dis que peu c’est bien, si je suis en quête de qualité. Tu veux savoir si et ce que j’apprécie de tes assauts…Ne pas blesser, flatter plutôt, voilà ce que je me dis et je me veux rassurante dans des propos qui doivent traduire ma satisfaction…mais tu me trouves insatiable ! Comment te dire que tu m’amènes près du plaisir, tout près, mais que le feu d’artifice sans bouquet final n’est pas totalement réussi.

Je suis une cérébrale alors je me jette sur nos échanges « intellectuels », tu as écrit des km de choses…tu m’en lis quelques extraits. Des livres écartelés indiquent que tu aimes lire. Plus tard, beaucoup plus tard, je verrais que tu tournes en rond dans tes choix, ton argumentation et que ton ouverture n’est que relative. Beaucoup plus tard encore, je verrais que tu te cites toi-même, que tu t’écoutes parler.

Quand tu m’as coupé la parole au début, j’ai mis cela sur le compte de l’empressement à dire, à me dire . Je m’étais trompée, il s’agissait que tu dises ! Pas d’échanges ou de discussions.

Si tu avais été là les jours et les nuits précédents… je n’aurais pas tout dit. J’aurais évoqué le manque de toi, la douleur de la perte, l’écho de ta voix, le doux de ta peau, le suave de tes mots. J’aurais évoqué trois ans en dents de scie, trois ans d’espoirs, trois ans où j’ai bâti des ponts jusqu’à toi. Trois ans où j’ai appris à me résigner à n’avoir qu’un handicapé ! Trois ans où je me suis préparée à l’éloignement de ce que j’ai de plus cher au monde. Je t’aurais dit que malgré l’affront, malgré la haine, malgré la rancoeur, quand je me lève c’est toi que je salue en premier, quand je me couche c’est vers toi que vont mes dernières pensées.

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Lorsque je vois un livre, un film, une voiture, un camion, une expo…c’est avec toi que je veux en partager la primeur. Quand je me promène, c’est à ton rythme que je me surprends à avancer. Quand …tu as compris je pense que, rien de tes travers, ni la maladie que j’exècre, ni ta personnalité perverse ne parvient à me détourner de toi. Tu es devenu référence incontournable, c’est de toi que je parle avec tous ceux dont les bras se sont tendus pour que je t’oublie. Je dois apprendre à oublier pour reprendre mon chemin de vie. Je ne compte pas pour toi, même cela, ne me fait pas décrocher… On n’a pas les mêmes mœurs, on n’a pas les mêmes rêves, on n’a pas les mêmes espoirs… Notre rencontre a été une erreur monumentale !

J’ai envoyé ça, à quelqu’un qui en devenant dépositaire me libère d’une sorte de chagrin…pour qu’un autre aille lire par dessus son épaule.

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