Plurielle

D’abord humain

3 octobre, 2009

Murs autour de moi

En revenant, non point de Nantes, mais du travail, j’avais une envie de légèreté malgré la fatigue que j’accumule à tous les étages.

J’ai plongé un instant dans des souvenirs coquins. Mais les évoquer d’accord, les passer par l’écrit, pas d’accord. Ce ne sont plus que des souvenirs destinés à tapisser le fond de ma mémoire/poubelle : c’est selon !

La soirée s’étire et se passe entre la mère que je suis à mes moments pas perdus pour tout le monde et la femme qui retisse ce qui constitue le maillage d’une ébauche de relation sociale.

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La question du mur , des murs que j’érige autour de moi comme autant de freins aux relations qui parfois me font ressentir le manque, me taraude et quelques réponses sont inscrites dans mon/mes histoire(s). Quel est le but recherché, qui doit contourner ou détruire ce(s) mur(s) ? Je sais bien qu’ils ne servent qu’à montrer tout ce que je veux taire. Je sais bien aussi que c’est être en prison que de m’enfermer dans mes murs… Mon esprit curieux et vagabond, à l’heure où les braves dorment s’est aventuré sur la toile. Bien lui en a pris. À la croisée d’informations diverses, je rencontre l’un de mes grands hommes :

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©Ibo/Sipa

Tzvetan Todorov est historien et essayiste, directeur de recherche honoraire au CNRS. Il est l’auteur de « La peur des barbares » (Robert Laffont, 2008) et de « La signature humaine » (Seuil, 2009).

 

 

 

 

 

 

Il aborde la question des murs hautement plus symboliques et destructeurs que ceux de ma petite vie étriquée. Je vous l’ai dit, c’est l’un de mes grands hommes et je me délecte de ses propos qui attisent ma curiosité et enrichissent ma réflexion.


«  Ce qui est le propre des communautés humaines, mais aussi de celles que forment les animaux supérieurs, est qu’elles établissent des relations avec des communautés étrangères de la même espèce ; la peur est l’une des réactions possibles dans ces circonstances, mais c’est loin d’être la seule. Lorsque deux groupes humains entrent en contact et que leurs intérêts divergent, ils peuvent, certes, choisir la séparation : soit la fuite, soit l’érection d’un mur. Ils peuvent aussi, et c’est encore pire, se lancer dans une guerre dont l’issue serait l’extermination de l’adversaire ou sa complète soumission (imposer une relation hiérarchique permet en effet d’arrêter la guerre).

Mais, à partir de la même divergence d’intérêts, ils peuvent aussi s’engager dans une négociation, ce qui implique des concessions réciproques des deux parties. La négociation prend mille et une formes, qui ont en commun d’éviter les solutions extrêmes de la rupture, de la guerre ou de la soumission. Plus que la peur de l’autre, la négociation est le propre de l’espèce humaine, car elle présuppose l’usage du langage et une prise en compte de la dimension temporelle, du passé comme de l’avenir. C’est ce que la grande ethnologue et historienne française Germaine Tillion appelait une «politique de la conversation».  »

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Alors évidemment à travers ce prisme je redescends jusqu’à moi : aurais-je si peur de l’autre que je ne puis m’engager sur le terrain de la conversation avec lui ?  Je suis en plein paradoxe si j’en crois le plaisir partagé dans les échanges quotidiens avec les adultes en formation. Ou plutôt est-ce le fait que le passé me préoccupe plus que l’avenir que je ne perçois que sombre ?

Ma réflexion est loin d’être achevée.

2 octobre, 2009

Claude Ponti/ Graeme Allwright

 

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Certains albums, prétendument pour enfants m’éclairent chaque jour davantage sur le difficile chemin de l’apprentissage à soi-même et au monde : Okilélé de Claude Ponti en fait partie.

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« Il suffit à Okilélé de vivre les grandes oppositions temporelles : matins et soirs, jours et nuits. »

« Le parcours initiatique qu’il entreprend  » pour trouver le quelqu’un qui avait besoin de lui « permet le cheminement intérieur à la hauteur de cette aspiration. Lorsqu’il contemple les arbres qui l’entourent, il comprend intuitivement qu’ils sont la figuration symbolique d’un rapport au monde qui le dépasse, d’un lien entre le ciel qu’ils tiennent dans leurs branches et la terre qui ancre leurs racines…il se plante en terre pour puiser dans le contact avec la nature, dans l’immobilité ascétique d’une posture de méditation, par le retour sur soi et l’expansion de la conscience, à une source d’enseignement qui permet l’ouverture à tout l’univers. « il pensa très fort qu’il était un arbre « . Jusqu’à ce qu’il sente « pousser ses bourgeons.

Okilélé est allé chercher la chaleur de la vie à la lumière de la connaissance, pour réparer lui-même le dommage initial causé par un destin malveillant. »ponti02sorciere.jpg

 

 

 

Alors, puisqu’une page tournée ouvre un nouveau chapitre.

Puisque la vie est ainsi faite qu’elle met devant nous des chemins qui nous paraissent fleuris.

Puisque l’espoir c’est encore ce qui permet le mieux d’avancer.

Puisque les expériences malheureuses sont le terreau de notre bien-être futur.

Cette chanson de l’adieu m’emmène au loin, par delà une rupture qui ne fut que la fin d’une maudite parenthèse.

 

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La Chanson De l’Adieu G. Allwright/L. Porquet

jeter.jpgLes lumières s’éteignent
Je reste sur la scène
Un goût de cendre au cœur
Les flots de la musique
Dans ma tête s’agitent
En gerbes de couleurs
Adieu amis courage
On peut vaincre l’orage
Et terrasser la peur
La forteresse tremble
Et les vents se rassemblent
Sur les derniers rameurs

Sous le poids des souffrances adieuraysgf.jpg
Se lève l’espérance

 

 

 

Et l’arbre de douceur
Il étendra ses branches
En aquarelle blanche
Avec force et ferveur
En dépit de l’histoire
Il faut de nos mémoires
Effacer le malheur
Joignons nos mains nos âmes
Brisons toutes nos armes
Oublions les rancœurs
La rive se rapproche
Aux cieux tinte la cloche
Pour tous les voyageurs
Sous le poids des souffrances
Se lève l’espérance
Et l’arbre de douceur

Les lumières s’éteignent
Je reste sur la scène
Un goût de cendre au cœur
Les flots de la musique

Dans ma tête s’agitent
En gerbes de couleurs

paricilasortie.jpgAdieu amis courage
On peut vaincre l’orage
Et terrasser la peur
La forteresse tremble
Et les vents se rassemblent
Sur les derniers rameurs
Sous le poids des souffrances
Se lève l’espérance
Et l’arbre de douceur
 

28 septembre, 2009

Dans la cour des grands tout est grand

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Assise face à mon écran, je pense et presque tous seuls, mes doigts écrivent, je relis, j’ajuste et je me trouve en accord avec ce qu’ils savent dire de moi :
Je pleure mes joies, je chante mes peines, la musique est là pour m’aider à conscientiser cela. Les mots m’aident aussi.
Je perçois qu’il y a une nuance entre partir et voyager.

On voyage pour se changer soi-même, quand on part on est à la dérive !

Je vis dans mes valises…toujours prête à partir ! Au bord du bout de la dérive, un jour, j’accosterais.
Parfois, mes ambitions dépassent mes moyens, je dois alors réfléchir aux contraintes pour faire des choix, afin d’être là à part entière ou entièrement à part.

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Il me faut avoir les ressources nécessaires pour choisir les bons musiciens de ma vie…

On ne peut pas jouer la batterie tout seul, j’ai donc besoin de faire appel aux autres musiciens.

J’y  travaille beaucoup car je ne supporte plus la médiocrité, je vise la perfection espérant ainsi atteindre le bien-être !

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J’aimerais que de belles compositions naissent des notes de ma vie…Tout comme de beaux enfants sont sortis de mon ventre.

Si un musicien se retire, la fusion musicale se fera avec un autre et ça me console de mes déboires.

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La vie me livre un combat qu’elle n’a jamais perdu.

C’est donc très difficile d’arriver à mes fins car je souhaite ne pas être seulement l’interprète de ma vie.

Or si la musique est une science qui suppose d’aller aux racines de choses, la vie tout entière peut être mélodie ou cacophonie, j’opte pour une symphonie.

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