Plurielle

D’abord humain

19 novembre, 2009

Soir de match

Aux Antilles françaises, et précisément durant mon enfance en Martinique j’ai toujours « suivi », les matchs de foot. J’avais des posters de Trésor, Janvion, Platini, Six, Rocheteau etc…  gerardjanvion40.jpgLes gens que j’ai pu côtoyer ensuite en France métropolitaine n’étaient ni foot, ni match mais plutôt Le Monde et Libé ou feux de bois sur la plage ou encore marches revigorantes dans l’arrière-pays !

Jusqu’en 98, j’ai prêté l’oreille de loin en loin à l’évolution des équipes phares. Il m’est arrivé d’imposer à ma famille un match à la télé de temps à autre durant les années passées. Sans aller jusqu’à la caricature, bière/pizza, il est vrai que l’ambiance stade me chante une musique connue cela sans être jamais passée dans les vestiaires…labonnedynamiqueactus.jpg

Les seuls vestiaires que j’ai fréquenté étaient ceux de l’équipe de mon Lycée en raison du fait que mon frère aîné y jouait , comme il était aussi sous-précepteur ça me faisait quelques avantages et je n’étais pas suspectée par mes parents de traîner avec des garons. Avantages tout à fait relatifs comme avoir un Orangina destiné aux joueurs, passer à la cafétéria sans faire la queue …et puis faire laver par d’autres les maillots de mon frère.

 

 

Ce soir…j’hallucine ! mes filles sont devant le poste de télé, commentent le match, rouspètent, traitent les irlandais, chauffent les bleus, comptent les minutes, discutent le goal average. Leur père est dans son antre, leur frère ne sait pas qu’il y a match.

equipedefrancemarseillaise.jpg

 

 

Ça donne : vas-y putain !!! y a personne devant les buts, mais quels bourrins… Ouh ça fait mal ça ! Il faudrait qu’ils marquent un autre but, on va les charrier s’ils se qualifient avec ce but-là !  Les irlandais devraient faire du rugby, j’y crois pas ! Le goal, il joue bien, il prend des risques. En plus ils sont en stress les irlandais , ils accélèrent parce qu’ils veulent marquer. Bon on l’a échappé belle. On a un ticket pour l’Afrique du Sud. Ok,sans gloire et on a volé le match aux irlandais ! c’est long 120 mn pour un match déstructuré. Dire qu’on voulait que la France perde pour que Domenech soit viré ! domenech.jpg

 

 

 

ricabidal.jpgLes filles sont déçues, Éric Abidal blessé, était forfait…c’est un cousin par alliance.

 

 

Figurez-vous que ça me fait plaisir, ce côté beauf, terre à terre, primaire dans le chauvinisme, cette envie de mouiller le maillot !Image de prévisualisation YouTube

Puisque par à coup mes enfants me ressemblent, ça me réconcilie avec une partie de ce que je leur ai fait passer. Si ça se trouve, on ira dans les tribunes de La Mosson un jour toutes les quatre. Mais là !!! je vais me faire virer parce que je ne me contente pas d’invectiver les joueurs, je crie,non ! je hurle et mes voisins risquent de m’assommer puisque je fais tout ça en créole. J’ai chaud, rien que d’y penser.

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6 novembre, 2009

Arrondis, bosses et angles

Classé dans : amours,antilles,bavardages,chronique,citations,famille,humeurs,poesie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 4:20

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C’est le soir  que je revisite les autres temps du jour. Il me semble là que les projets naissent des rencontres. Où en suis-je de mes projets ?

Il me semble aussi que les rencontres ne se décident pas, ne s’anticipent pas… Enfin pas toutes ! Pas celles qui m’ont marqué d’une vilaine trace indélébile à laquelle je pense aujourd’hui.

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Aujourd’hui parce que, fille des îles je ne connais pas l’automne. Je vis cette saison depuis trente ans sans m’en préoccuper, peu sensible aux changements qu’elle génère et qui ont inspiré une célèbre ariette à Verlaine.

Cet automne, s’annonce différent, est-ce seulement un besoin urgent de soleil ?  Je suis mal d’être seule, mal de n’aimer personne, mal d’arriver à cette période où les uns et les autres vont afficher une joie factice pour « accueillir une saison froide et la nouvelle année ». Parce que cet automne-là me rappelle des échecs. Il me rappelle surtout le gaspillage émotionnel auquel je me suis livré trois années durant.

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De l’extérieur on ne perçoit que mon pessimisme…et pourtant,  je me retiens avec ce qui me reste de sociable, d’infliger aux uns et aux autres cette crasse qui parfois, mouillée par la pluie de mes larmes vient refaire surface. Il s’en échappe alors malgré moi des relents nauséabonds..Bien sûr que, policée à outrance, je tais le plus possible, je ne montre que ce que veulent voir ceux du quotidien…Je sais ce qu’il m’en coûte, je sais où sont mes manques, je sais l’équation entre la frontière de mes manques et celle de mes possibilités.

 

sorcire.gif

 

Personne n’y peut rien, personne n’y est pour rien et je n’ai pas de solution dans l’immédiat. J’ai conclu quelques arrangements avec le quotidien, ils ne sont qu’ersatz et cache-misère.

Quand on vit déraciné, quasiment sans traces du passé, c’est à cela qu’on s’expose ! À un présent morne et à une absence de futur. Je vais alors, de la nécessité au plaisir et du plaisir au dégout.

2005110117.jpgDernière ressource quand l’ennui s’est installé bien au creux de ma vacuité…la bouffe ou la recherche de ce qui remplit ! Baise ou bouffe, remplissent alors le même office.

On me suggère d’aimer, on me demande d’arriver à aimer pour aimer. Aimer quoi, aimer qui ? Mais surtout comment aimer ?

L’autre avec ses particularités, ses caractéristiques…il vient se cogner à mes vides, fait saillir mes manques, veut les combler ou les taire quand il ne les nie pas tout simplement parce que ça crie trop fort. On voudrait que j’aime lisse, égal, répérant : je ne suis pas cela. Je suis plaie, je suis bosses, je suis angles. 20090713fetnatokan025.jpg

Arrondie parfois, je suis aussi rires, chants, rythmes et enthousiasme. Mais je suis l’un et l’autre ! les deux enchevêtrés, emmêlés et inséparables.

bassinste.jpg

 

 

 

Ma vie est  tensions, celles qui poussent à cogner jusqu’à s’en casser les jointures puis qui retombent une fois les coups portés satisfaits pour un temps avant une nouvelle montée en pression.

 

 

 

 

« Il n’y a point de déguisement qui puisse longtemps cacher l’amour où il est, ni le feindre où il n’est pas ». François de La Rochefoucauld. Il dit bien les choses, ce La Rochefoucauld !


 

1 novembre, 2009

Bidons sans frontières

Classé dans : bavardages,chronique,citations,enfants,famille,humeurs,livres,philo,poesie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 23:34

Pour une fois que j’écoute France Inter dans ma voiture un dimanche matin, j’entends le titre d’une émission que j’associe à la cuisine, et je m’apprête à changer de station. Je suis retenue dans mon geste, par les souris que je transporte, je dois en effet les empêcher de s’enfuir de leur petite boite et d’envahir l’habitacle.

Heureusement, car je vais avoir entre les oreilles un plaisir d’émission « Crumble », de la cuisine comme j’aime, celle qui me fait rire, rêver, m’extasier. Pour ceux qui l’auraient raté, écoutez-la, ici pendant un mois  sur le site de FI 

bouillles.jpg
Je me suis précipitée dès mon arrivée sur le site de ce garçon qui réhabilite les bouilles. En prenant carrément leur défense pour leur éviter une fin de vie de porte-parapluie. Moi j’aime les parapluies, donc les porte-parapluies !

Il en parle mieux que je ne le ferais jamais et a son propre site 

encheminpourlafruitire.jpg
Il va récolter prochainement des brosses à dents…je suis curieuse de voir ce qu’il va en faire. Autant je perçois l’anthropomorphisme des bouilles à lait, autant je ne vois pas celle des brosses à dents, mis à part les doigts.

brossesdents.jpgbrossesdents.jpgbrossesdents1.jpg

 

 

 

 

 

 

lesobjetsbavards1.gif

Il y a aussi un livre de Sophie Carquain que je m’offrirais sans doute.

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