Plurielle

D’abord humain

10 novembre, 2009

Incomplétude

Classé dans : amours,antilles,bavardages,chronique,humeurs,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 17:40

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Ce jour est venu où  je me suis regardé en face, sans complaisance et, je constate et j’admets :

Malgré ce qu’il convient d’appeler les réseaux sociaux, malgré les petits ou grands carnets, malgré les répertoires téléphoniques…ma solitude existe parce que je ne me conforme pas aux modèles admis pour être un bonne camarade, une bonne épouse, une bonne amante.

J’ai cru, à tort que la sincérité dans mes rapports avec les autres me vaudrait la pérennité des liens mis en place, plus ou moins patiemment.

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Les autres ne sont pas responsables de mes travers qu’ils exacerbent. Longtemps je me suis bercé d’illusions…j’étais mieux, je savais mieux que…etc, puis j’ai accepté de savoir pareil ou autre chose, j’ai accepté d’être pareille ou différente avec la plus grande indifférence, presque qu’avec mépris.
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Il parait que je ne m’aime pas assez.  Je me suis  fourvoyée dans des relations superficielles ou plus construites, je me suis donnée, révélée prêtée au jeu des séductions et des trahisons. J’ai cherché le cap, tenté de le maintenir quand j’ai pensé l’avoir atteint.

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Le jeu de cartes s’est effondré : personne n’est là, personne ne compte mais surtout je ne compte pour personne.

Sdf de l’amour et de l’amitié : tout ça pour ça !

 

 

 

J’en arrive à un point où je suis trop lasse pour aller tenter encore le diable. C’est quand la fin du monde déjà ?

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6 novembre, 2009

Arrondis, bosses et angles

Classé dans : amours,antilles,bavardages,chronique,citations,famille,humeurs,poesie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 4:20

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C’est le soir  que je revisite les autres temps du jour. Il me semble là que les projets naissent des rencontres. Où en suis-je de mes projets ?

Il me semble aussi que les rencontres ne se décident pas, ne s’anticipent pas… Enfin pas toutes ! Pas celles qui m’ont marqué d’une vilaine trace indélébile à laquelle je pense aujourd’hui.

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Aujourd’hui parce que, fille des îles je ne connais pas l’automne. Je vis cette saison depuis trente ans sans m’en préoccuper, peu sensible aux changements qu’elle génère et qui ont inspiré une célèbre ariette à Verlaine.

Cet automne, s’annonce différent, est-ce seulement un besoin urgent de soleil ?  Je suis mal d’être seule, mal de n’aimer personne, mal d’arriver à cette période où les uns et les autres vont afficher une joie factice pour « accueillir une saison froide et la nouvelle année ». Parce que cet automne-là me rappelle des échecs. Il me rappelle surtout le gaspillage émotionnel auquel je me suis livré trois années durant.

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De l’extérieur on ne perçoit que mon pessimisme…et pourtant,  je me retiens avec ce qui me reste de sociable, d’infliger aux uns et aux autres cette crasse qui parfois, mouillée par la pluie de mes larmes vient refaire surface. Il s’en échappe alors malgré moi des relents nauséabonds..Bien sûr que, policée à outrance, je tais le plus possible, je ne montre que ce que veulent voir ceux du quotidien…Je sais ce qu’il m’en coûte, je sais où sont mes manques, je sais l’équation entre la frontière de mes manques et celle de mes possibilités.

 

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Personne n’y peut rien, personne n’y est pour rien et je n’ai pas de solution dans l’immédiat. J’ai conclu quelques arrangements avec le quotidien, ils ne sont qu’ersatz et cache-misère.

Quand on vit déraciné, quasiment sans traces du passé, c’est à cela qu’on s’expose ! À un présent morne et à une absence de futur. Je vais alors, de la nécessité au plaisir et du plaisir au dégout.

2005110117.jpgDernière ressource quand l’ennui s’est installé bien au creux de ma vacuité…la bouffe ou la recherche de ce qui remplit ! Baise ou bouffe, remplissent alors le même office.

On me suggère d’aimer, on me demande d’arriver à aimer pour aimer. Aimer quoi, aimer qui ? Mais surtout comment aimer ?

L’autre avec ses particularités, ses caractéristiques…il vient se cogner à mes vides, fait saillir mes manques, veut les combler ou les taire quand il ne les nie pas tout simplement parce que ça crie trop fort. On voudrait que j’aime lisse, égal, répérant : je ne suis pas cela. Je suis plaie, je suis bosses, je suis angles. 20090713fetnatokan025.jpg

Arrondie parfois, je suis aussi rires, chants, rythmes et enthousiasme. Mais je suis l’un et l’autre ! les deux enchevêtrés, emmêlés et inséparables.

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Ma vie est  tensions, celles qui poussent à cogner jusqu’à s’en casser les jointures puis qui retombent une fois les coups portés satisfaits pour un temps avant une nouvelle montée en pression.

 

 

 

 

« Il n’y a point de déguisement qui puisse longtemps cacher l’amour où il est, ni le feindre où il n’est pas ». François de La Rochefoucauld. Il dit bien les choses, ce La Rochefoucauld !


 

31 octobre, 2009

Trottoir-chagrin

Classé dans : antilles,bavardages,chronique,citations,humeurs,philo,poesie,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 22:17

Trottoir-chagrin dans antilles mp3 lemalheurdaimer.mp3

Trottoir-chagrin !

Ces mots me tentent. Ils racontent une histoire fourmillement-foisonnement de la chute. Celle dont je redoute la venue, celle qui arriverait sans crier gare pour me laisser, pire que morte, boiteuse. Là serait mon grand chagrin, de ne pas avoir su éviter la sinistre métamorphose. Celle qui ajouterait à ma folie une autre, insoutenable, palpable, incontournable. Ne pas marcher sur mes deux pieds, ne plus JAMAIS être autonome. Alors qu’aujourd’ui, je n’en fais rien de cette autonomie, je marche peu, je cours peu, je danse peu…mais je peux le faire !    

 

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Et pourtant je ne me sens exister que dans le mouvement. Je me sens exister sans exister vraiment.

Je ne veux pas d’une chute qui me discipline, qui m’oblige à, qui me contraint…Je me moque de faire, je veux savoir que je peux saisir les instants, les habiter dans l’instinct et les apprivoiser grâce à ma nature mixte dissimulée au quotidien.

Celle qui un jour s’exprimera sans passer par les codes-carcans que je m’impose. Je pleure et je danse dans ma tête : ensemble ! Je me tais et je parle trop dans tous mes mots, tous mes silences. Exubérante et prostrée : la lumière et la nuit que je veux découvrir tandis que je déambule le long de ce trottoir-chagrin.

 

 

En singulier et en plurielle, hors des cadres, des apparences. Explorer mes mondes, les assumer.

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