Plurielle

D’abord humain

5 décembre, 2009

Réflexions même pas philosophiques

Classé dans : amours,bavardages,chronique,citations,humeurs,livres,philo,reflexions,societe — kinkajouunblogfr @ 17:48

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Seule et déçue. On pourrait dire que je me sentirais beaucoup mieux si j’arrivais à me sentir moins bien quand je vais mal…

J’envie cette légèreté à couper le souffle que montrent certains et ça peut paraître risible. Mais ce serait oublier une fois pour toutes, ce qui entrave mon quotidien.

Je suis, ainsi qu’un intellectuel paré des plus hautes distinctions académiques, éloignée d’une quiétude à laquelle j’aspire.

Du coup, il  y en a qui se demandent si je ne fais pas partie de ces gens qui se délectent de leurs soucis, qui se complaisent dans la description de leurs problèmes ne faisant qu’en parler sans rien proposer comme solution…Un jour j’aurais atteint le degré de déréliction et de superficialité nécessaire pour « apprécier » ces jugements.  J’arriverais peut-être même à renoncer à mes propres exigences.

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Il y a un livre qui s’intitule Les pathologies de la liberté ! écrit par Peter Sloterdijk, j’irais faire un tour pour voir si je ne suis pas atteinte d’un de ces trucs !

Pour l’instant, je n’ai pas lu le livre et je me dis qu’on pourrait s’autoriser à penser que ces personnes qui se complaisent et bla et bla… cherchent en vain des solutions et ne sont pas douées pour en trouver !

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J’envie ceux qui détectent les signes qui font penser qu’on se complait dans ses problèmes. Peut-être que ceux qui ont des problèmes ne servent qu’à rassurer les autres…ceux qui pensent ne pas en avoir, soit qu’ils les taisent, soit qu’ils les contournent, soient qu’ils les nient.

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C’est comme cette assertion qu’on balance à tout bout de champ : ne prendre ou ne voir que le positif ! Et quand le reste vous mine, c’est quoi la solution ?

C’est vrai que je pose un regard en coin sur moi tout le temps pour vérifier si mes larmes, mes peines, mes chagrins, mes joies sont vraies : se poser trop de questions ça s’appelle parait-il !

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Ce qui me fait défaut, c’est quelque chose du quotidien…la routine, une que je créerais pour les vingt prochaines années. Une relation de couple, une vraie ! Je dois avoir besoin de ça pour me définir. C’est à ça que doit me servir un couple (servir, c’est pas le bon mot, j’ai perdu l’autre).tseuletmal.jpg

Me rendre au boulot, c’est mon bol d’air, mais ai-je le droit de dire que j’y fais une pause ?

Sinon toute ma personne est une insulte, alors que j’aime les femmes dont l’apparence clame : « Regardez-moi, regardez ce que j’ai à offrir », tout en moi semble dire « Je me fous de ce que vous pensez, je ne vous vois même pas ! « 

sacontrebasse.jpgJ’ai envie qu’on me prenne dans les bras, qu’on me console et qu’on me fasse des compliments. Personne ne le fait jamais de ceux qui m’intéressent, j’ai en revanche un abonnement auprès des damnés de la terre qui feraient bien un tour de noire pour pas un rond.

Je suis désynchronisée, en pleine interrogation sur ce que je suis. Je fais de ce fait, mémoire de tout. Ma réponse sur mon identité est culturelle et affective. Comment expliquer cette soit disant passion à me dénigrer (c’est que que disent certains de mes observateurs)?

D’abord je crois que je suis atteinte d’une forme d’égotisme, un plaisir à me regarder, y compris avec dégoût. Pareil pour le refus de regarder l’autre, de regarder l’avenir. Et puis, c’est une manière d’éviter que les autres jugent à ma place.

J’ai eu le sentiment d’avoir été au centre du monde, dans un amour enfui, et  imaginer que son monde se passe de moi dorénavant est d’une violence extrême. Je me dis parfois que l’histoire n’est pas finie, que je n’ai pas eu tous les essais auxquels j’avais droit mais j’ai du mal  à admettre que désormais elle se fait sans moi. Être déclassée, c’est de cela que j’avais peur, mais c’est arrivé.

Je livrais un combat entre la vitesse et la durée, et je crois que la durée a perdu.

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5 réponses à “Réflexions même pas philosophiques”

  1. simboubou dit :

    Chère Myel
    La psychogénéalogie t’aidera peut être à expliquer le pourquoi du comment tu en es là ! Et même si les découvertes sur tes aïeux n’apaisent pas ta souffrance, tu sauras au moins pourquoi.Bon courage, bonne St Nicolas avec plein de pain d’épice, bon We.
    Tân

    J’ai quelques réponses, mais ce que j’aimerais ce sont des solutions…Bon week-end à toi aussi

  2. groulala (circonlocution) dit :

    A notre prochaine balade, je te ferai le poulpe, je t’envelopperai de bras :-)

    Je ne demande rien, n’est-ce pas ? Je veux juste savoir si tu as autant de bras que les poulpes ont de tentacules !

  3. Un nouveau monde s’offrira à toi un jour, c’est sûr!
    ARSENE GRISALI

    C’est sûr ! Alors je prends patience ….

  4. simboubou dit :

    As tu demandé au père Noël une boite à solutions ???

    Ni à lui , ni à d’autres, je suis persuadée que je trouverais les réponses en moi.

  5. noese cogite dit :

    Passer te prendre dans mes bras et te donner un sourire en coin…
    Ton malheur ne semble pas si grand. Il semble être embarrassant comme un ami qu’on a un peu honte de présenter,
    Si pour être heureuse tu as besoin d’un petit spleen..et pourquoi pas!!!
    continue de grimper..surtout:)

    J’accepte, tes bras et ton sourire…pour le reste, c’est une question de place et d’interprétation.

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