Plurielle

D'abord humain

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2 septembre, 2009

Demain

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Je retourne à mon poste demain après que l’on m’eût renvoyé dans mes foyers.

 

 

 

Mon lit est froid, sera-ce le cas de mon bureau ?

 

J’ai l’impression de repartir prêcher la bonne parole alors que j’ai perdu la foi.

Et si je leur disais à toutes ces gonzesses qu’elles feront un métier dont personne ne veut.

Qu’elles seront toujours suspectes aux yeux des parents.

Que les mômes ne les aimeront pas, qu’ils n’auront même pas la reconnaissance du ventre.

Que les professionnelles qui se déplacent pour contrôler leurs motivations et leur organisation, les soupçonnent de magouiller leurs véritables intentions.

Qu’elles ne sont pas fiables quand elles disent vouloir « garder des enfants, parce qu’elles les aiment ».

Elles n’y sont pour rien ces biquettes, mais je suis blessée, à terre et leurs questions idiotes m’énervent à l’avance.

Je sais, c’est minable de penser cela.

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Et il y a les autres, en situation de handicap !

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Est-ce que quelqu’un s’est déjà occupé des nombreux handicaps que je cumule ?
Femme, noire, fonctionnaire, mère de famille nombreuse, moche et plus grosse que je ne l’ai jamais été.

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Même pas capable de convenir à un bancal !

Est-ce que je vais de commission en commission pour « défendre » mon dossier et avoir « droit » à cette carte-ci et pas à cette carte-là ?

Et les vieux, et les djeuns etc, etc…

Voilà, c’est ça, je suis aigrie, ça me pendait au nez depuis des années, ça a éclot !
Moche, grosse, pas baisée, misanthrope et je suis dans le lot, je ne m’aime pas non plus ! Pas de jaloux.

Le pompon : les collègues !rumeuretlanguedepute.jpg

Ces chères langues de putes. Qui vous déshabillent à peine vous avez le dos tourné mais qui minaudent devant vous :

Tu as tous les talents ma chère, deux métiers… un mari directeur, quatre enfants charmants, intelligents comme tout, et c’est vrai, c’est tellement beau un métis, moi dans ma famille et bla et bla… Nooon, tu n’es pas grosse, si on tient compte de l’âge du capitaine, du nombre de dents de la caissière et de la teinture ratée de l’épicier. Et puis ton pays, le rêve ! Une carte bleue, un maillot et des tongs et le tour est joué ! Il te manque, non ? Tu y étais cet été ? Non ! l’année dernière, déjà ? Je ne vois pas le temps passer… Il a fait chaud cet été ! Tu as dû apprécier, ça ne te change pas beaucoup. Et si je leur répondais ce que je pense, pour qu’elles cessent de me casser les pieds.(Eh crétine, ça fait 30 ans que je vis ici ! c’est quand je vais là-bas que je me ré-adapte à l’air saturé en eau)

J’ai une chance inouïe : trois jeunes adultes à charge, une ado qui se cherche, qui me cherche et qui tente de bonne guerre de me déborder. Un mari radin, même pas d’amant, un « pays » où je ne vais plus qu’en touriste.

Perte de temps et d’énergie. Je retourne à mes cours et à mes commissions. Le mépris de tout et de tous est bien là, je vais devoir sérieusement penser à changer de cap ou à acheter une corde.

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1 septembre, 2009

Contresens

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Tourner radicalement la page : chercher un corps qui aime le mien, rien qu’une quête explosive et sensuelle. Rien que l’enveloppe, exit les états d’âme : c’est cela que tous voudraient m’entendre dire en me récitant qu’il faut des contrastes pour apprécier le monde et la vie. Mais, je n’ai jamais connu les contrastes, ça a toujours été tout noir ou tout blanc. Qu’y puis-je ?

 

Tous s’accordent pour clamer en choeur que le temps sait ce qu’il fait ! Ils sont tous devenus animistes ?

 

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Alors d’abord je hurle : « c’est un salaud », il n’a pas compris l’amour insondable que j’ai pour lui et la minute d’après m’entend renifler parce que finalement sa prose étrange et unique, ses grandes mains, le creux de son cou, même ses excès me font défaut à cette heure.

 

img1980.jpgUne de ses conquêtes me conseille de ne pas le laisser filer comme le sable entre mes doigts en écrivant ce blog, une autre me parle de petites querelles d’amoureux quand la troisième, sûre d’elle affirme qu’il devra marcher et même courir pour l’avoir, tant elle est sûre de sa valeur et de sa capacité à lui « résister », et puis son physique colle plus aux fantasmes du sieur que le mien… Ça me fait sourire.

 

Tout le monde y va de son conseil Autant de têtes autant de queues comme disaient mes parents. J’ai beaucoup médis de la distance, de l’éloignement, il n’est pas certain qu’être voisins nous aurait réussi…on aurait perdu moins de temps en découvertes et en hésitations, certainement.

Ce serait mentir que de dire le contraire..tu me manques. Même à faire chauffer mes pieds et ma carte bleue tout un après-midi avec mes filles. Oui ! Les trois, ce n’était pas arrivé depuis un an…occupée que j’étais à les préparer à ma disparition progressive de leur vie. Tu t’en rappelles ? Pour aller non seulement habiter mais vivre avec toi. ferme1.jpg Ça me fait sourire. Comme l’adulte-parent d’aujourd’hui sourit à l’utopie de l’enfant d’hier. L’enfant qui se voyait pilote de ligne avec 12 enfants. Je souris mais le manque est là, réel, au creux des reins,au bord des cils, au bout de cette main qui s’agite vainement…il n’y a plus personne et j’en suis déroutée. Tout nous sépare ! C’est inconcevable que je ne m’en sois pas aperçue plus tôt. J’étais il y a peu au comble de la félicité terrestre, simplement en t’évoquant.

Je comprends mieux que l’on puisse effectuer 60 km à contresens sur une autoroute au péril de sa vie et en étant dangereux pour autrui. Ce que je ne comprends pas c’est l’entêtement à contredire les signaux avant que de s’engager dans la bretelle mortelle. Est-ce à dire que j’aime la mort plus que la vie ?

 

J’ai dû fuir pour ne pas me trouver nez à nez avec la mort et puis je la vois apparaître juste au détour du chemin, quand je n’ai plus d’énergie pour l’affronter et la vaincre, elle s’est déguisée en solitude. Tout ça pendant que la terre chauffe son ventre rond au soleil, évidemment indifférente.

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Aujourd’hui tout me semble fardeau. Je me regarde et ne vois que du vide, de la résignation, aucune combativité, je suis juste affamée d’espoir.

 

img1289.jpgCe n’est pas une plaisanterie, ni une mise en scène. Cette histoire n’est pas vieille, je devais sûrement être folle. Ça ressemble à mon suicide avec la corde d’un autre. Je n’ai pas choisi(avec mon esprit) d’être amoureuse et de n’utiliser aucun neurone. J’aimerais être cynique ou pleine d’humour.

J’aimerais affirmer que j’ai été attirée dans un piège, maintenant que tout est fini. Non ! J’ai envie d’un enterrement décent après tant de passion et d’espoirs envolés. J’avais perdu la tête, mais mon coeur était son complice. C’est une sorte d’électron libre qui n’écoute les conseils de prudence ni de mon esprit, ni de mon égo.

 

Pour ne pas fermer définitivement les yeux, j’ai rendu cette chose publique.

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Quand on a fait l’amour la dernière fois, nous n’étions pas à égalité, je ne savais pas que c’était la dernière !

 

 

 

 

 

 

 

Il y a malgré tout quelque chose de spécial au creux de mon estomac quand je l’évoque, quand je le vois, le respire où l’espère. De fait, je ne suis pas sevrée de lui, je n’en suis pas rassasiée.  Il a retourné la médaille que je lui avait attribuée.

Cet amour, je n’ai jamais pu le clamer, le montrer, le vivre… ni  à lui ni aux autres. Je n’ai pas su l’accepter.

Et maintenant je dois l’enterrer dans la plus stricte intimité ?

J’ai perdu plus que ce que je pensais posséder. Quel gâchis !

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