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30 juillet, 2009

Amitié

Classé dans : amours,bavardages,chronique,humeurs,reflexions,societe,travail social — kinkajouunblogfr @ 2:17

Il y a quelques temps déjà, j’ai découvert ce blog  http://enfantissages.free.fr/ , une question y était posée concernant les mots préférés. Pour des raisons obscures,cette question me fait penser à l’amitié.1784877788small.jpg

Ai-je cinq mots préférés ? J’extrapole, mais ai-je cinq mots, cinq lieux, cinq chansons, cinq livres, cinq personnes préférés ? Pas sûr !

À l’époque pourtant j’avais trouvé cinq mots :

Plénitude : me renvoie à l’extase des mes trois grossesses

Tolérante : parce que je ne le suis pas si cela consiste à tout accepter des autres au motif qu’on est tous pareils et différents.

Exigence : parce que je  suis exigeante avec moi.

Mot : vecteur indispensable à ma vie, à l’écrit et à l’oral.

Demain : parce qu’il sera forcément plus beau qu’aujourd’hui si je m’y applique !

S’il y en avait six, le sixième aurait été amitié. J’ai en effet autant de mal avec l’amitié qu’avec l’amour. Toutes mes amitiés furent éphémères, très intenses mais éphémères. J’ai parfois considéré comme amitiés des relations qui n’en étaient pas ! Mes amitiés sont toujours des histoires de partage se créant au fil des rencontres. De durables, il n’y en a que deux ou trois : Claudia, Claudy, Rhodes. Ces amitiés-là n’ont pas de fonction, elles existent par delà le temps, les circonstances et des milliers de kilomètres. On ne se voit pour ainsi dire jamais puisque la plus courte distance entre le plus proche et moi est de 770 km ! On n’entretient pas cette amitié, elle existe et il suffit d’une rencontre pour reprendre la discussion là où on l’avait laissé, 3, 6 mois ou 6 ans auparavant. On a dépassé le stade de la quotidienneté depuis longtemps par la force des choses…Mes amitiés m’apprennent à vivre les séparations puisqu’elles se vivent à distance.

Sur le plan professionnel, lorsqu’elles existent( ont existé pour être plus précise), elles donnaient une tonalité, une dynamique particulière au travail d’équipe. Il s’agissait à chaque fois de grandes histoires de coeur, souvent très précieuses à l’équilibre de chacun.

Je n’aurais plus de nouveaux amis, c’est exigeant l’amitié, il faut avoir envie de partager, savoir faire des concessions, prêter son attention, être dans la réciprocité, être ouvert sur les autres et le monde…autant de qualités qui me font défaut et qui réclament patience, tolérance entre autre. Ce capital, je l’ai épuisé. J’arrive précisément aujourd’hui à ce sinistre résultat que je voulais éviter quand j’avais vingt ans ! Est-ce le début de la fin ?

 

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28 juillet, 2009

Cadeau

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Et quand on fait le tour, le total de l’amour…c’est cadeau !

Congé parental d’éducation, des années de temps partiel, forcément des revenus qui s’en ressentent, une carrière au ralenti…

Abnégation, oubli de soi, don de soi ou effacement en raison des obligations et des charges de la fonction : cadeaux !parentsvendre.jpg

Sacrifices au quotidien : c’est long et c’est lourd le quotidien, mais c’est cadeau !

Alors devenues grandes, vous rayez tout cela d’un geste en ne laissant aucune place à celui qui, redevenu lui, adulte et pas seulement parent a décidé de ne plus honorer votre autre parent.

lesparentsdesamirasesparent.jpgL’un de vos parents a osé casser vos rêves de petites filles pas sages et trop gâtées, pourries jusqu’à la moelle. Maman n’aime plus papa ou vice versa. Vous en avez fait vôtre affaire. Vous avez tranché, pesé, jugé et n’avez plus la moindre attention polie envers elle, envers lui. Vous estimez ne plus rien lui devoir, vous en avez le droit ! Vous savez : l’autre partie du devoir. Peut-être avez-vous eu peur, pour vous pour lui, pour elle. Peut-être avez-vous été en colère. Et peut-être avez-vous éprouvé de la douleur et, d’impuissance souhaité, la maladie ou la mort. Il n’y a pas de vie facile, il n’y a pas de choix facile. Chacun fait comme il peut, avec ce qu’il est, avec ce qu’il a ou croit avoir au moment où il pose l’acte plus ou moins réfléchi qui le disculpe à ses propres yeux puisque les vôtres ont choisi de regarder ailleurs. Nous parents, on a parait-il cette capacité de ne pas vous en vouloir pour vos petits reniements et vos grandes lâchetés. Je ne sais pas jusqu’où c’est vrai.


26 juillet, 2009

Mésestime

manu.jpgNotre regard parle. Il parle de nous. Quand on peut accrocher son regard à celui d’un autre, on peut prendre appui et se sentir soutenu, parfois rassuré.

Certains préfèrent tourner la tête comme pour éviter un face à face menaçant. D’autres s’accrochent à une activité, lire, courir, fumer, cuisiner…D’autres encore fuient littéralement : arroser le jardin, dormir, faire du shopping, voyager…

Qu’à t-on à ne pouvoir se [le]dire ? Que cherche t-on à [ne pas] se dire ? Peut-être préfère t-on se dégager pour ne pas être confronté  à ce regard, autoritaire, moqueur ou méprisant.

On se construit aussi, et dès l’enfance à travers le regard que l’autre va nous porter. Dans des yeux qui pétillent, qui qui accompagnent, chacun construit sa propre estime de lui, persuadé alors d’avoir une véritable valeur en tant qu’individu. Vide d’estime, le regard de l’autre est une véritable menace. S’il y a de l’estime, il y a aussi une présence en attendant ce regard qui porte.

Objectivement, aujourd’hui mon regard est menaçant et je mésestime !

Je m’endors en jurant, je m’éveille en jurant. C’est mauvais signe, il y a urgence…

Pourtant, j’aimerais donner et transmettre : j’estime avoir une dette d’avoir reçu une culture riche et plurielle grâce à toutes ses composantes et sa diversité. Seule cependant une sorte de souffrance exprime ma réalité.

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