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31 janvier, 2009

mama-couilles

Réflexion faite ! Il se trouve que je suis chèvre. Une collègue, me l’a dit comme ça. Ça me plait et elle ne le sait pas. J’ai fais le lien avec La chèvre de Monsieur Seguin, vous savez quand elle décide de sortir de son enclos pour aller brouter dans la montagne, sourde aux propositions de celui-ci. Elle voulait gambader dans la bruyère et estimait ne pas devoir se contenter du clos d’aubépine et de sa longe, bonne pour les ânes et les bœufs.

Image de prévisualisation YouTubeElle a raison Chantal, je suis la chèvre en ce moment, incapable d’apprécier mon enclos, refusant de considérer autre chose que l’enfermement de ma situation, tentée par le grand large. Sûre de pouvoir mettre des coups de cornes à tous les obstacles qui se permettraient de se dresser sur mon chemin, me préparant comme je peux à ce dernier parcours.

Alors, j’ai prêté l’oreille et le coeur à ces enfants qui me cherchent en rentrant à la maison…j’ai été injuste dans le billet précédent. Ils vérifient que je suis là, c’est vrai. Mais si je manifeste de la disponibilité, ils m’abreuvent de détails sur leurs projets ou préoccupations du moment. Je crois que ma réaction un peu vive vient de ce que je ne suis guère disponible actuellement. Je suis dans des projets où ils n’ont pas de place et sans le reconnaitre j’aurais bien aimé qu’ils fassent les leurs sans chercher mes commentaires ou mon assentiment. En fait je souhaitais qu’ils fussent aussi égoïstes que je le suis devenue aujourd’hui…

Alors, je fais le point et j’espère ne pas leur avoir appris que le doute au moment où je décide que ma vie prenne un tournant qui va en déplacer le centre.technokollascacchi.jpg

Le titre, un tant soit peu vulgaire, m’est venu lors d’une conversation où je me définissais comme protéiforme : Pour moi ça représente cette capacité que j’ai à exprimer mes attributs masculins à l’instar des hommes qui expriment leur féminité. Sans revendication, juste dans le constat que j’ai ça aussi en moi. Ce qui par exemple, m’empêche de me reconnaitre dans l’image de la mère qui se sacrifie pour ses enfants. Ceci dit je prends toutes les précautions pour ne pas les blesser inutilement. Mais en restant lucide, la vie c’est plein de coups et on ne peut pas tous les éviter et je ne suis pas un paravent.

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29 janvier, 2009

La valeur de l’échange

Vous arrivez tous avec la même question dès que vous avez posé votre manteau , après avoir franchi la porte. Elle est où maman ? Alors je ne réponds plus à ces interrogations. ça ne m’amuse même plus. J’attends, en continuant mes activités, jusqu’à ce que vous me trouviez. Ah, tu es là ! Oui, tu as besoin de moi, quelque chose à me dire ? Non, juste savoir où tu étais. J’ai regardé dans ta chambre, et au salon, tu n’y étais pas, c’est bizarre ! Non,  j’ai besoin de rien. Et hop, vous reprenez le cours de votre vie. Vous avez vérifié que le poteau mitan était toujours là !

Avez-vous imaginé une seule fois, que sur un laps de temps relativement court, quatre personnes successivement demandent après vous, comme ça, pour rien ! Et pfff s’en retournent à leurs affaires. Et que ça dure depuis au moins dix ans. C’est pareil que si vous ouvriez la boite aux lettres pour dire ensuite : pas de courrier. Ok, on continue, pas grave, on va goûter ! Et ça cinq ou six jours par semaines…au minimum.

La personne-boite aux lettres que je suis, rêve de larguer les amarres. Elle fait comment ? 20090101madinina1.jpg

 

J’ai retrouvé un vieux papier tout griffonné au crayon que j’ai écrit, il y a des années.

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25 janvier, 2009

Les mots comme dénominateur commun


« Dans certains cas, les histoires peuvent nous venir en aide. Elles peuvent parfois nous guérir, nous illuminer et nous montrer le chemin. Et, surtout, elles peuvent nous rappeler notre condition, percer l’apparence superficielle des choses et susciter en nous l’intuition des courants et des profondeurs sous-jacents. Les histoires peuvent alimenter notre conscience et, par là, nous amener à savoir sinon qui nous sommes, du moins [... ] » in La Cité des mots de Alberto Manguel

Cette forme de pensée mobilise mon énergie, aiguise mon envie d’issue, de sortie du catastrophisme dans lequel je végète depuis quelques années, cela m’oblige à envisager de puiser dans mon envie d’échange et de communication la force de combattre ma partie la plus sombre.

Le divorce ment, mais c’est peut-être le chemin vers lequel j’avance. Je suis certaine, sans avoir la prétention de tout résoudre qu’on peut  se démarier et rester deux personnes qui s’apprécient après s’être aimées. Pas parce qu’il y a des enfants donc un travail commun, mais qu’une certaine forme de confiance et de connivence peut subsister au désamour. J’ai besoin pour cela de soutien au d’affection ou des deux. Je dois trouver comment mettre en place progressivement un modus vivendi reposant sur la responsabilité de chacune des personnes concernées. J’espère ainsi faire interagir nos libertés …en conscience. Je pense qu’il serait dommage de gâcher notre liberté et de disparaître avant même d’avoir trouvé le goût de vivre ensemble…ou séparément.

J’ai besoin de toutes les ressources de mon intelligence et de ma sensibilité… seule, je ne suis pas  capable de faire face. Je commence à apprendre à considérer la partie positive de mon humanité, celle qui me pousse vers les échanges et la communication pour l’opposer à l’autre partie plus sombre. Si je me place en situation de responsabilité à l’égard de tous mes amours, je peux tenter d’éviter de faire souffrir l’ensemble en respectant la liberté de tous et en allant vers mon épanouissement.

20071028espiguette10.jpg

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