Plurielle

D’abord humain

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31 décembre, 2008

Rose de noël

Parfois quelques mots, une phrase, la tonalité d’un écrit m’occupent jusqu’à l’insomnie. C’est le cas depuis que j’ai lu quelques billets qui traitaient des noëls en famille ! Pas question de dire « oui, je me souviens moi que… » C’est plus profond plus ancré, comme une étude sociologique, l’ethnographie de la construction de soi. Celle qui affleure toute l’année et qui éclot autour de Noël, comme ces roses de noël, aussi nocives et entêtées. Les traditions que l’on perpétue pour faire comme tout le monde, pour faire comme si, ça me donne la nausée pour de vrai. Comment se construit une famille ? Pourquoi on y trouve son compte ? Pourquoi elle nous écœure ? Je n’ai que les questions quand j’aimerais trouver les réponses.

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Toutes ces vies qui grouillent en nous, qui ne parviennent pas  à s’épanouir. Tous ces atermoiements entre faire plaisir ou se faire plaisir. Tous ces renoncements auxquels on s’adonne pour montrer qu’on a compris le modèle, que pire on l’a reproduit, qu’on parait heureux alors qu’on a juste peur de ne pas être tout seul, de se sentir marginal. On fonce alors tête baissée ou gueule ouverte en avant  pour ne pas être le dernier dans la course. Et ce jour-là, entre le moka et l’album de famille, on fuit plutôt que d’envoyer promener, maman ou belle maman, papa ou beau papa ! Ce concentré, réuni là dans le petit salon nous donne la gerbe et on sent monter une violence qui, si on ne la contrôlait pas nous ferait les coiffer de leur moka arrosé du café « décaféiné  » ma chérie, tu ne risques pas la tachycardie tu sais, tu peux en prendre sans réfléchir ! Tu prends un ou deux sucres ? Comment ? des sucrettes ! Tu n’y penses pas, le professeur machin qui a soigné la fille de la voisine, oui ! celle qui était dans le spectacle…Il en déconseille fortement l’usage et puis on ne sait pas ce qu’ils y mettent… Nous on sait bien ce qu’on y mettrait : une grande claque pour qu’ils gardent pour eux leurs maudits conseils. Mais non, on adopte juste un air faussement distrait pour dire l’air de rien : Je me servirai, merci , j’avais pensé à en prendre avec moi. Dire que dans un an on remet ça ! et ce n’est même pas un jeu !

 

30 décembre, 2008

Boulimie

Il est 4h avant mon boulot et je suis assise face à mon écran entrain de surfer de blog en blogs. Pour qui ne sait pas nager, c’est un exploit. Il pleut dehors et comme Verlaine, je réalise qu’il a plu sur ma vie de longs mois de cette année et de sa jumelle d’avant sans que jamais ne m’effleure l’idée d’aller voir à défaut de les lire ces drôles d’endroits où certains se racontent.

Une sorte de boulimie me vient alors car de perles en trésors même si parfois crissent quelques cailloux, je ne veux rien rater de ces cahiers pas toujours d’écoliers. Les sentiments, les états d’âme, les relations zumaines se côtoient dans un mélange même pas savant. J’y ai vu quelques corps plus ou moins offerts, suggérés, peints, décrits ou photographiés, le beau est parfois au rendez-vous, la volonté de se surpasser, de montrer, de se montrer presque toujours. Magiciens des mots, musiciens des corps, que n’ai-je des journées plus longues pour vous embrasser tous puisque vous avez le don de m’embraser. Autant de rendez-vous sur toile, laissent pantois les étoiles.

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29 décembre, 2008

Les catastrophes ouvrent la voie des possibles

http://www.dailymotion.com/video/x3mu9s_jocelyne-beroard-vini-sr_music
La vie reprend toujours. Même lorsque tout a été détruit, chamboulé ! Je connais cette chanson depuis de nombreuses années et voilà que je la retrouve sur ce site  ! Un peu étonnée  par la mise en scène, mais je ne sais dans quel cadre cette vidéo a été prise ! mais c’est ce que dit la chanson qui retient mon attention.

Je me lance dans une traduction globale pour que ceux qui n’entendent pas le créole comprennent de quoi elle cause la dame dans sa chanson :

Viens te blottir dans mes bras

Nous sommes là, pour ça l’un et l’autre

Si tu savais comment j’ai pu t’imaginer avant ta naissance

On avait les yeux brillants en imaginant tes premiers pas

On t’imaginait plutôt débrouillard, courant et parlant à la fois

Te voila aujourd’hui allant à reculons lorsque tu veux avancer

Non ! nous n’étions pas préparés…

Ce fut brutal lorsqu’on nous a appris que tu n’étais pas normal

Mon tout petit, j’ai même demandé à Dieu, mais c’était des paroles en l’air…que tu ne sois pas un fardeau

Te voilà devenu l’amour de ma vie et je sais te consoler quand tu en as  besoin

Quand j’aurais vieilli, pardonne-moi, mais pour qu’il ne t’arrive rien, je préfère que tu t’en ailles avant moi

Tu me le pardonnes ? Viens-là dans mes bras

Et même si tu n’es pas comme on l’espérait

Je te jure mon enfant , personne ne pourra te remplacer

Je veux t’aimer de tout mon coeur.
Et puisque moi aussi j’ai un fils ! Je ne résiste plus à vous montrer ce qu’il m’a offert :

dsc08023.jpg

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