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26 novembre, 2008

Une certaine idée des vacances

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Sans paroles parce que quelquefois les images suffisent.

22 novembre, 2008

Bouffe.Chie.Dort.Donne

Jusqu’à très récemment, y compris pour mon activité professionnelle, je n’avais pas lu en entier le texte de la déclaration des droits de l’enfant…Je n’en suis pas plus émue que cela, j’étais déjà parent quand il a été promulgué !

Pour mon travail, j’ai eu besoin de l’étudier récemment, et surprise ! J’ai eu la nette impression que mes enfants le connaissait par coeur, notamment dans les aspects impliquant les devoirs des parents. J’ai mis ce texte en perspective tenant compte de plusieurs aspects : mes obligations, le code civil, mes choix et la réalité de mes rencontres avec mes enfants. Dès le début de ma réflexion, j’ai pensé : que ceux qui n’ont pas d’enfants ne se lancent pas dans cette galère, sauf s’ils sont dotés d’un altruisme et de capacités d’abnégation hors pair, pour moi c’est trop tard. Commençons par le code civil en son article 371-1 voilà ce qu’il dit : « L’autorité parentale appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne »

Rien d’extraordinaire, ce projet je l’ai eu dès que j’ai arrêté la pilule, posé ma demande d’adoption, enlevé le stérilet ou la barrette contraceptive ! Que le législateur l’ait déjà mis en mots et légiféré en bonne et due forme ne me prévenait pas des maux qui pouvaient en découler.

En 1989 intervient la ratification par de nombreux États de la déclaration des droits de l’enfant qui suscite un fort engouement : pas chez moi, j’étais trop occupée entre le nécessaire maternage, l’entretien de mes bébés et de leur environnement pour leur procurer tout le bien-être possible en fonction de mes moyens et ma vie personnelle et professionnelle. A l’époque déjà, quand entre deux lessives je pensais à mes obligations de parent dans la société où j’étais je me disais que le soutien au parent devrait être l’axe de base de toute politique en la matière. Le parent ainsi soutenu pourrait à son tour soutenir son enfant...Mais les principes de la déclaration des droits de l’enfant nomme bien des droits ! Ce qui me gêne c’est qu’il n’énonce aucune contrepartie, aucune obligation…même dans la bible, livre de référence pour beaucoup d’individus les droits existent avec leur contrepartie, les devoirs ! Je cite ici quelques exemples :

L’enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs  principe 4

L’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d’amour et de compréhension…et, en tout état de cause, dans une atmosphère d’affection et de sécurité morale et matérielle; principe 6

Il doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d’égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société…   cette responsabilité incombe en priorité à ses parents. L’enfant doit avoir toutes possibilités de se livrer à des jeux et à des activités récréatives, qui doivent être orientés vers les fins visées par l’éducation; la société et les pouvoirs publics doivent s’efforcer de favoriser la jouissance de ce droit. principe 7

J’ai l’envie mais pas le courage de dire ce qu’évoquent ces principes ! Je me demande si j’étais une enfant avec les mêmes droits puisque je suis née avant 1989. J’ai tenté d’élever mes enfants avec mes moyens, mes limites, mes connaissances et mes choix politiques, philosophiques éthiques etc…en répondant à certains des principes énoncés. Il se trouve que ces principes ne me disent pas comment réagir quand l’enfant est imperméable à mes propositions, qu’il préfère la bêtise à l’éducation et l’incompétence en refusant toute limite ou tout choix moral. Il y aurait bien l’émancipation, mais malgré la rage et la lassitude quelquefois, je ne peux pas les »vendre » au plus offrant, que ce soit écrit ou non dans un texte, je sais que je n’ai pas le droit de le faire…Satané sens moral !
Politiquement, « l’intérêt  supérieur de l’enfant passe par une prise en compte des relations avec ses parents. Or, la disqualification, … des parents pose de très importants problèmes au développement de l’enfant. » Et comme on parle d’un être apparemment incapable(d’exercer certaines des prérogatives des individus) on en oublie que des droits, les personnes-parents en ont aussi !

Par exemple, j’estime avoir le droit de ne pas cohabiter avec des individus, fussent-ils incapables du fait de leur âge, qui pollueraient mon environnement (ma maison, ma voiture) par leur manque d’hygiène. J’estime avoir le droit au respect de la personne que je suis au delà de la cour que l’on souhaite faire à mon porte-monnaie y compris pour le droit aux loisirs…parce que moi, des loisirs je n’en ai plus. J’estime ne plus avoir l’obligation d’échanger courtoisement avec des gens dont la devise est « bouffe-chie-dort-donne » et de ne les considérer que comme des intrus ou des parasites, notamment quand ils franchissent la limite légale qui fait d’eux des adultes. Je ne parle pas de ce que beaucoup nomment la nouvelle génération. Je n’étais pas présente quand les autres générations évoluaient ! Je ne me reconnais pas dans le schéma de la mère pélican qui vide son drôle de bec pour nourrir ses enfants à ses dépends…Vivement qu’ils volent tous de leurs propres ailes sans s’appuyer sur moi.

19 novembre, 2008

La foi

Avoir la foi, n’est pas grand chose comparé au moment où l’on perd la foi. Que ce soit en une divinité, en soi  ou en quelqu’un d’autre. On passe du tout-puissant au néant. Si cette évolution est portée par le temps, l’addiction se trouve éventuellement remplacée par une autre, moins nocive, en tout cas pleine d’attraits par sa nouveauté. Si la perte de la foi survient brutalement, causée par un choc émotionnel ou une déception, la chute est si brutale, que l’on pense ne pas devoir y survivre. L’objet perdu se trouve interrogé, le trajet se refait à l’envers dans le but de trouver l’endroit où les pas ont divergé pour aboutir à un changement fatal de direction. Je continue de réfléchir au milieu du carrefour avant de porter à votre connaissance ce que j’en perçois.

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