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30 octobre, 2008

Cactus. Comprendre quelqu’un c’est savoir avec qui il se mélange

Je ne suis pas la personne que j’avais envie d’être. Je viens d’un pays cosmopolite, mais je n’en perçois pas la richesse. J’ai souvent peur …et ça ne veut pas dire que j’ai encore quelque chose à perdre. J’aimerais que mon monde se remette à l’endroit et je veux de quelqu’un qui voudrait les mêmes choses que moi. Mais,« la main attrape un papillon et se couvre de sa poussière dorée. » Joëlle Gardes. Mon horizon est dans d’autres rêves, caché, comme abandonné parmi les feuilles abondantes de l’automne. Plus j’avance, et plus j’entends le silence, il pleure, il me demande si je sais ce que je suis devenue ! Je vais vite, trop vite parfois, pour m’emporter, pour m’attacher et ça me rend stupide. Certains disent qu’ils vont refaire leur vie, j’ai simplement envie de faire la mienne. Un rêve simple, esthétique, agréable, haut en couleurs, plein de musique, de livres, de beaux objets, de voyages et de rencontres. Une vie presque sans contrainte… un rêve ! Alors parfois je bois à mes ambitions déçues. Je ne dois laisser ni la rage, ni la déprime prendre toute la place. Tu ne trouves pas que je ressemble à une femme inachevée ?  20070213turquie013.jpg

 

L’identité est un mélange et le mélange n’est pas la fusion… Heureusement que je suis insomniaque ! J’ai écouté/ vu/ entendu un jeune philosophe, Vincent Cespedes. « Je » est un autre dit-on habituellement, il faudrait dire que « je » est des autres…je suis ravie c’est ce que pensais confusément, mais pas trop confusément quand même. Le mélange, c’est comme l’amour, la somme d’émotions partagées tout en vivant le doute. Le mélange est imprévisible et doit permettre la dissociation. Plus la foule est nombreuse, plus le mélange est manipulable. Le mélange est spontané et imprévisible. L’organisation du mélange vise à extraire, l’identité des individus : La mixité ne se décide pas mais on peut en créer les conditions. Socialement, le mélange est l’ennemi visé, donc il est en danger, il est tellement préfabriqué qu’il est devenu une valeur marketing sans participation affective à la vie de l’autre… L’identité, elle, n’est pas figée, elle se transforme au contact de l’autre, elle est multiple…Les marqueurs identitaires sont des je(u). La danse nous transforme dans un équilibre instable, il en est de même de l’identité qui est sans cesse en évolution, en construction au contact de l’autre. Dès qu’on aime, il faut accepter une part d’inquiétude.

Cette recherche inquiète de la liberté permet  de rêver des choix nouveaux.

Partager des phases de fusion puis revenir à soi pour digérer le mélange. Se rappeler l’amitié entre Montaigne et La Boétie : « parce que c’était lui, parce que c’était moi »… Comprendre quelqu’un c’est savoir avec qui il se mélange.

 

26 octobre, 2008

Et si je vidais mon sac ?

Parfois je comprends que pour être aimé, il faut être aimable, et si je ne le suis pas, c’est que je n’ai pas vocation à être aimée. Je me contente de repérer ma place dans la société où je vis et ça m’occupe beaucoup, heureusement ou pas, la réponse n’y changera rien. J’ai repéré mes devoirs, mes obligations, j’en cherche maintenant les avantages. Et n’en déplaise aux oiseaux de mauvaise augure, je ne me lamente pas, je constate, c’est tout.
Je ne respecte plus que les personnes qui à mes yeux le méritent, et j’ignore les autres. Parmi ces personnes il y a celles que je côtoie le plus, mes enfants. Je veille à ne conserver de leurs nombreuses sollicitations que celles qui requièrent des réponses tout en évitant d’y faire droit systématiquement. Alors souvent, car leurs demandes grandissent avec eux, je prends les moins mauvaises décisions, à défaut de trouver les meilleures. De toute manière, quoi que je fasse, surtout comme mère, je ferai mal. Mais comme il n’y a que les mères pour ça… Comme je n’ai pas beaucoup évolué dans la démagogie, y compris dans ma conception de l’éducation parce que je ne suis pas assez hypocrite, je continue comme je peux. Je suis exigeante, invivable et chiante. Mais j’ai du savoir-vivre, allez comprendre à quoi ça tient puisque ça m’étonne moi-même ! Par exemple, un mec qui pisse la porte ouverte, je trouve ça abominablement sans gêne, comme s’il me faisait obligation de partager son transit, les bruits et les odeurs quoi :  un total manque de savoir vivre. J’ai été habituée à plus d’égards pour mon regard et mon odorat est souvent délicat.

Donc(je laisse vagabonder mes pensées…), je n’ai plus de vie intime (mêlez-vous de vos affaires), et je n’ai pas du tout de vie sociale, mais j’ai repris mon activité professionnelle. C’est aussi vrai que le pôle(vie sociale)de ma vie est devenu inversement proportionnel à ce qu’il était quand je n’avais pas d’enfants et n’a cessé de décroître depuis : Parce que je n’aimais pas être envahie par ces gens qui n’ont commis qu’un ou deux rejetons et qui venaient chez moi comme on va en récréation à l’école primaire, ou par ceux qui en faisait autant collection que moi mais qui profitaient de mon espace. Famille nombreuse ok, mais, pâte, à sel, pinata, jeux d’eau, de cour et de ballons me gonflent, c’est le cas de le dire. Et puis je ne veux pas qu’on fume chez moi…ils s’en vont mais l’odeur de leur tabac leur survit. Je ne regarde pas la zéro, donc j’ai du mal à en commenter les émissions. Je ne prête pas mes livres, ça coûte cher, j’y suis attachée et ça me fait chier de l’expliquer à « mes amis ». Je n’aime pas les pique-nique, prévus deux mois à l’avance, planifiés comme des invasions militaires. Je n’aime pas m’assoir par terre, l’herbe me mouille le cul, et dans la nature il n’y a pas de boutons « off » pour éloigner les moucherons et autres bestioles si charmantes dans les documentaires. Je devrais dire, vive le net et la création des blogs, qui me permettent de trouver toutes les informations y compris celles que je ne cherchais pas. Il n’en est rien. Il y avait auparavant un charme désuet, à adopter l’attitude sociale convenue pour répondre aux uns et aux autres puisque le contact existait, même si son contenu était parfois navrant. Aujourd’hui j’ai le contenu que je souhaite en cliquant sur la souris de mon ordinateur, mais personne avec qui en discuter puisque…ironie de la technique, mes visiteurs les plus nombreux sont des robots : je mesure enfin, trop tard comme toujours la chance qui était la mienne il y a longtemps déjà.

25 octobre, 2008

L’alphabet se bouscule

Deux cœurs se séparent ? Tout l’alphabet est là qui se bouscule pour essayer de dire les différences entre les amours adultes et les amours adolescentes :
Sur le quai de ma vie, seule j’attends le train qui m’emmènerait vers toi. Les suppliques et lamentations au téléphone font partie du passé mais comment t’avertir de mon arrivée ? Sais-tu seulement comme j’ai besoin de toi ? Je n’ose pas te le dire, tu ne comprendrais pas les sentiments que j’ai pour toi. Tu n’es pas de ceux qui s’attachent, pas de ceux qu’on attache. S’éprendre de toi, c’est s’enticher ! Pourquoi es-tu la somme de tous les délaissements passés ?

Le parcours s’arrête ici, sur ce quai de la gare de ma vie, le projet n’aura pas abouti, pour moi l’aventure s’arrête là ! Comment te dire pour que tu entendes le besoin de toi, qui prend la place dans toutes mes pensées. Que je rêve de toi, que je suis folle de toi ? Je le dis aux autres comme ça :

-Il faut savoir qu’il n’est pas non plus de ceux qui écoutent, ni de ceux qui parlent, une forme d’autisme sentimental, mais, Il avait dans les yeux cette chose en plus, comme une flamme, quelque chose de rare, de captivant, de fascinant.

Mais voilà, c’est déjà la fin et au bout de ce quai de ma vie, je sais qu’on se montera plus dans le même train, celui qui nous emmenait à sa table … Parfois la réalité semble un mauvais rêve. Il y a dans mon coeur quelque chose de froid, de mort, comme ce grand amour que j’avais cru plus fort. Il ne reviendra pas. Dès maintenant, il faut me dit-on remplacer cet amour par une amitié…qu’il faut combler le vide surtout pour ne pas sombrer. Je ne lui dirai rien, je suis encore très amoureuse de cet infidèle qui s’en va roucouler avec de belles demoiselles. Il chante peut-être, pour que j’oublie sa voix, les mots qu’il leur susurre et qu’il ne m’a jamais dit,  il les assure de sa présence, quand elles ont froid le soir, ses bras se font cocon pour qu’elles puissent s’y lover, se réchauffer sur son coeur. Il leur dit l’arc en ciel qui colorie leur vie.

Le temps fera son œuvre, il se chargera de me changer en effaçant l’hiver qui s’installe pour qu’enfin dure l’été puisque les sentiments, maintenant évanouis, durent si peu de temps. Tournant le dos à la gare, je m’en vais effectuer des tours et des détours pour oublier sa voix. Je murmurerais les mots qu’il ne pensait même pas. Je tenterais d’oublier qu’il ne m’aime plus, qu’il ne m’a jamais aimé.

Voilà, j’ai quitté la gare, cet amour défunt m’avait fait espérer. Comme je ne compte plus, je l’ai laissé sur le quai, et la porte s’est refermée.

L’alphabet en a perdu son latin : il ne sait pas qui de l’adolescente ou de l’adulte vivait ce grand amour.

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