Plurielle

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29 septembre, 2008

Samba

Son père s’appelait Tango, sa mère c’était Bossa : nous l’avions nommé Samba il y a 15 ans déjà ! En France on dit « la » samba mais en brésilien lo samba, donc ce chaton qu’il était alors a eu un nom à consonance féminine, pourtant c’était bien un mâle. Beau comme le prince des rois de gouttière ! Ce n’était pas mon enfant, mais il avait sa place dans mon coeur et des attentions rien que pour lui. C’était le frère de mon fils. Je les revois, grandissant de concert, le chat et lui lisant le même livre, goûtant au même bol !

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Samba, n’a jamais accepté la prophylaxie du collier anti puces : il se pendait au mûrier-platane jusqu’à ce que, ce foutu accessoire disparaisse. Pour ne pas se faire gronder, il nous ramenait en échange, des orvets, des musaraignes, des lézards ou des vipères.

Comme beaucoup de chats, il affectionnait cartons et valises, d’où  il ne sortait qu’à regret, des reproches plein les yeux pour celui qui le délogeait.

Au fil du temps, il a délaissé rideaux et autres nappes pour aller courir le monde…des chats. En réponse nous l’avons conduit chez ce praticien qui en effectuant la réduction de ses gonades lui assurait une plus grande longévité : je ne le savais pas encore, mais je le voulais éternel !

Il avait, depuis bébé, un ton tout particulier pour miauler. S’il avait été homme, il aurait été baryton. Et selon les moments on l’entendait dire : quoiiii ou merdeee ! Croyez-moi sur parole ! Je ne suis pas la seule à l’avoir entendu.

Je ne vous raconte pas toute sa vie, c’est intime ! Né en septembre 1993, il meurt en septembre 2008. Sa vie de chat a été bien remplie. Il laisse dans ma vie un trou béant en partant au nirvana des chats. Un peu d’eau sur sa bouche sèche d’où s’échappe un souffle rauque quasiment inaudible, une dernière caresse sur son corps décharné, il est mort…

Adieu Samba, revient miauler dans mes rêves.200701151sambaquidort2.jpg

 

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26 septembre, 2008

La passion

Facile à énoncer

Difficile à définir.

La passion échoue toujours.

L’amour fou est puni.

Je n’ai pas trop le temps de venir écrire ici parce que j’écris partout…J’écris dans une très grande solitude, celle-ci m’accompagne sur ce blog que je suis seule à lire. Miroir, mon beau miroir, renvoie-moi l’écho transformé plutôt qu’une image !

23 septembre, 2008

Rester dans la norme

J’ai lu il y a fort longtemps, une bibliographie abondante de Evelyne Sullerot à Philippe Ariès sur la naissance et la construction d’une famille. Puis Brazelton, Dolto ainsi qu’une histoire du côté des petites filles et j’en passe…Enfin bref, 3 ans à me faire pouponner, 15 ans à noter et à lire, le reste pour continuer à lire, à comparer, à analyser afin de faire des choix personnels et professionnels éclairés. Je me suis formée, déformée, attachée, détachée pour finalement me retrouver dans ma vérité nue, explorateur dans ma propre vie. Pour être moi, nul besoin de gourou, ce qui me convient, c’est l’impulsion sincère née de l’instant d’émotion. Est-ce à dire que je rejette tous les savoirs accumulés ? Certainement pas ! C’est à la fois simple et compliqué : Certains de mes choix anciens ont fait de moi aujourd’hui quelqu’un que je ne reconnais pas. Je suis comme la plupart des gens, obligée de prendre des décisions et à les assumer y compris quand elles me dérangent. On appelle ça des devoirs, conjugaux ou parentaux, plus ou moins difficiles d’y déroger et la sanction n’est pas « que » morale. Pour le boulot, on dit obligations professionnelles que l’on peut tenter de modifier en changeant d’employeur en fonction des fluctuations du marché du travail.

J’ai fait des choses bien sans y réfléchir, parce que c’est comme ça qu’on fait quand on est mariée, mère de famille etc…Par contre je ne sais plus m’amuser, mais il parait que ce n’est plus de mon âge ! Pas de retour en arrière possible, mais il m’est viscéralement impossible de me fixer des œillères. Et les relations sociales sont ainsi faites qu’elles génèrent des commentaires qui tiennent peu compte de la réalité de ceux à qui ils s’adressent. Je ne sais pas comment ça s’appelle.

Si je veux modifier le cours de ma vie, voilà les commentaires que je peux entendre : La crise de la quarantaine  la submerge (peu importe la proximité avec ladite quarantaine), et cela se dit avec le ton condescendant qui convient, attendons la fin de la crise ! De toute manière l’instinct maternel , l’empêchera de quitter ses enfants et comme son mari est quelqu’un à qui on ne peut rien reprocher, elle ne pourra rien trouver à lui reprocher. Laissons faire le temps…

Et si jamais je venais à rencontrer quelqu’un (c’est comme ça qu’on dit sobrement, c’est comme se faire suivre…on reste sobre dans les termes),je serais aussi suspecte à ses yeux : soit marâtre potentielle,  soit il se sentira en danger par le nombre de mes enfants,  horrifié à l’avance par mon monospace dans son garage et par une paternité par procuration, qu’en plus je lui interdirais.

Je suis désolée pour moi-même, en colère de cette voie sans issue qui ne me permet pas d’envisager sereinement les 10 ou 15 prochaines années avec un tel foutoir dans une vie qui ne m’aura jamais appartenue. J’ai retenu malgré tout une leçon : je dois continuer à présenter une façade agréable, quelque soient mes états d’âme : ne jamais tirer la gueule !

A votre avis, qui me conviendrait le mieux : le frimeur, le macho, l’alcoolique, le manuel, le handicapé ou l’intello ? Je suis aussi dénuée de sens critique dans ce domaine qu’une gosse de 6 ans : j’attends l’amoureux, c’est le prince charmant et, ça n’existe pas !

 

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