Plurielle

D’abord humain

30 août, 2008

Vol AF 0657 26 aug 2110

Bienvenue à bord de ce vol. Le commandant et son équipage vous souhaitent d’arriver à bon port et bla et bla en 7h30 environ…

Malgré le prix du billet, ce qu’on ne vous dit pas c’est qu’il n’y a pas assez de sacs à vomi pour tous, alors ne vomissez pas !

Malgré l’interdiction d’emporter à bord, crèmes déodorants et autres flacons de plus de 100 ml (ça risque de faire péter l’avion), on ne vous proposera pas un seul produit désinfectant ou désodorisant pour évacuer l’odeur du vomi de cet enfant voyageant seul, dont personne ne s’était soucié jusque là. Rien non plus, sauf des lingettes rafraichissantes parfumées à l’eau pour nettoyer mon pantalon blanc ruiné par ce vomi et le café qui s’y est répandu dans le mouvement.

Système D : répandre du café soluble sur le sol encore souillé, recouvrir d’une couverture de la compagnie et macérer 6 h jusqu’à destination !

Pour freiner les sautes d’humeur de l’estomac de l’enfant : de l’eau, puis du coca en guise de médication !

Mais que penser de l’oncle(chez qui il était en vacances) de ce petit garçon qui avait fêté la veille son anniversaire, qui le laisse prendre l’avion en teeshirt sans même un sweat par dessus ? Est-il arrivé à la rame en Martinique, ce tonton qui ne sait pas la température dans un avion : air pressurisé+altitude ?

Pour éviter de m’exposer souillée aux regards à ma descente d’avion, j’ai suggéré de partir avec une couverture de la compagnie. L’agent « safety on board » me rétorque que ce n’est pas permis habituellement. Comme si c’était habituel que je me retrouve avec le vomi d’un gosse qui n’est pas le mien et du café plein le pantalon en prenant l’avion ! Pense-t-elle me faire une fleur en revenant me dire que c’est possible, mais que je devrais m’en expliquer si quelqu’un m’interroge ? Bref, j’ai passé cette couverture autour de ma taille : ça fait bien immigré ! Personne ne m’a rien demandé ni à Orly ni à l’aéroport de destination après le transit. Heureusement…je n’étais pas d’humeur.

20080827bassinparisien2.jpg

Dans les toilettes d’Orly à la descente d’avion, une image insolite : une jeune femme, d’un mouvement ample, place son pied dans le lavabo pour l’humidifier. Eh oui ! nous autres noirs(pour les autres couleurs, je ne sais pas) avons une réaction cutanée instantanée en arrivant en métropole : peau de crocodile garantie jusqu’au prochain séjour sous les tropiques.

16 août, 2008

Noces d’or 2

Mes parents fêtent cette année leurs 50 ans de mariage.

Je les connais depuis 46 ans et je pense pouvoir dire qu’on n’arrive pas à ses noces d’or sans encombre. Au premier abord, on se dit :  »c’est super » et ensuite, si on prend le temps de réfléchir, on accepte que le fait de vivre 50 ans ensemble et continuer à s’apprécier, à s’aimer, c’est un exploit de tous les jours, de tous les instants. Cet exploit, il est comme tous les exploits, fait de souffrances, d’abnégations, de doutes, de renoncements, de victoires, de batailles et de joies. Mais il n’y a pas que de la joie !

Des embuches, ils en ont connues, beaucoup…j’en suis la preuve vivante, épine douloureuse s’il en est !

Dans leur vie de couple, tout n’a pas été simple : Ma mère semblait destinée à veiller sur les enfants de ses frères aînés. Mon père semblait destiné à seconder les oncles et tantes qui l’avaient aidé à grandir puisqu’il était orphelin !

Ils ont contrarié plus d’un projet…La fortune ne leur a pas souri mais ils se sont épaulé l’un l’autre pour partager en six ce qu’il y avait dans les assiettes. Ils ont même réalisé l’exploit(un de plus) d’accueillir dans leur foyer, d’autres enfants nécessiteux. Ils ont partagé moultes fois le pain et l’eau avec ceux qui en avaient besoin sans rien espérer en retour.

Non, ce ne sont pas des saints pour autant ! La colère, ils connaissent, les moments de découragement aussi. Des choix, ils en ont fait, que ce soit pour occuper les cinq adresses successives que j’ai connues avec eux ou dans leur vie à deux, là où d’autres auraient baissé les bras, ils ont continué à espérer à deux !

Voilà, le reste de notre histoire est intime. Ils partagent avec vous leur foi qui leur sert de guide. Ils partagent avec moi, avec nous (mes frères et ma soeur, leurs enfants) l’amour qui nous tient debout.

Papa et Maman, continuez de vous tenir la main, ça vous va bien et soyez l’un par et pour l’autre puisque c’est le choix que vous refaites aujourd’hui. J’ai appris à vous aimer comme vous êtes et ce n’est pas parce que vous êtes devant ce parterre que ça m’impressionne !

Vous êtes le centre de la fête aujourd’hui et vous y êtes pour quelque chose.

Bravo et bon courage pour la suite, mais par pitié : je ne veux ni petit frère , ni petite soeur ! Promis ?

p.s j’ai produit ce texte en quelques minutes alors que je m’étais promis de ne pas intervenir au cours de cet anniversaire !

15 août, 2008

Contributions

J’ai procédé à la mise à jour qui vous permet dorénavant d’intervenir avec vos commentaires. Je les attends !

place publique

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